La rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc, décidée mardi 24 août par l’État algérien, va-t-elle compromettre la tenue du match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 entre l’équipe nationale d’Algérie et celle du Burkina Faso, programmé pour le 7 septembre dans la ville marocaine de Marrakech ?

Il est vrai que le choix de Marrakech comme lieu de rencontre entre les Verts et les Étalons de Ouagadougou a été fait avant que les relations algéro-marocaines se détériorent davantage.

Beaucoup d’Algériens, notamment les fans des poulains de Djamel Belmadi, se posent désormais la question de savoir si le match du 7 septembre se déroulera au Maroc, malgré les tensions existantes entre les deux gouvernements. Ou si la Confédération africaine de football (CAF) et la fédération burkinabè de football optent pour la délocalisation vers un autre pays africain.

En réalité, il n’y a aucune obligation de changer de programme ni de lieu de déroulement de la rencontre. Pour la simple raison que les États n’ont pas le droit d’interférer dans les actions des fédérations sportives, qu’elles soient nationales, régionales ou internationales.

La rencontre de Marrakech insensible aux tensions entre les deux États

En fait, le seul pays qui a le droit de le délocaliser, c’est bien le Burkina Faso, puisque c’est l’équipe burkinabè qui accueille les Fennecs d’Algérie, sous l’égide de la CAF et de la FIFA. Autant dire que la rencontre de Marrakech n’est pas compromise par les tensions entre l’État algérien et le Makhzen marocain.

En plus, il faut rappeler que dans l’histoire des deux pays, des matchs de football ont eu lieu pendant que leurs relations étaient rompues. En 1979, alors que les relations entre les deux voisins étaient tendues, l’Algérie a joué contre le Maroc dans le cadre des qualifications pour les Jeux olympiques de 1980 à Moscou. Victoire 5 buts à 1 pour les Fennecs à Casablanca. Autant dire que Marrakech restera « insensible » aux tensions diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc.