Même si les Verts ont réussi à porter leur invincibilité en cours à 29 rencontres sans défaite, les camarades de Riyad Mahrez n’ont pas réussi à prendre, mardi soir au stade de Marrakech, trois points importants face Burkina Faso, pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022.

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, s’est exprimé sur FAF.TV. Le coach a considéré que son équipe aurait pu tuer le match en première mi-temps et que la route vers la Coupe du Monde ne sera pas aisée. Selon lui, les joueurs ont réalisé un match plein et, sans les erreurs de l’arbitre, les Verts auraient pu revenir à Alger avec la totalité du gain.

L’Algérie a manqué d’efficacité en première période face au Burkina Faso

Dans ses déclaration au site de la FAF, Djamel Belmadi n’a pas caché sa déception en mettant l’accent sur ce manque d’efficacité qui ne pardonne pas. « On est tellement habitués à aller en conquérant avec cette idée de l’emporter, de prendre les 3 points même à l’extérieur. C’était l’objectif encore pour ce match-là. On a réalisé une première période accomplie, à sens unique où on aurait dû peut être tuer le match ».

Pour Belmadi, ses troupes ont donc manqué d’efficacité. Et cela a d’ailleurs fini par être valable dans les deux surfaces. « On a eu les situations pour mener 2 ou 3-0, chose qu’on n’a pas faite. On n’a pas été assez chirurgical, pas assez tueur. En seconde période, on a mal démarré. On a eu 15-20 minutes de temps faibles, c’est là ou le Burkina Faso a repris de l’allant, l’envie d’aller marquer, on leur a donné cette possibilité ».

Ramiz Zerrouki prend de plus en plus de poids dans l’équipe d’Algérie

Djamel Belmadi s’est galement exprimé ésur le rendement de ses joueurs, notamment à propos de l’animation en milieu de terrain avec le trio  Ramiz Zerrouki, Ismaël Bennacer et Sofiane Feghouli : « Cette animation a une certaine forme d’automatisme, alors qu’ils n’ont pas joué beaucoup de matchs ensemble. Les joueurs qui sentent le football s’associent assez facilement. Ramiz prend de plus en plus de poids dans cette équipe là, il se sent de plus en plus à l’aise. Il est très bon, très intelligent dans le placement, pour ratisser, pour harceler le porteur du ballon et récupérer des ballons et il est bon aussi pour distiller les passes qu’il faut, animer et mener le jeu ».

Ismaël Bennacer a « un gros volume de jeu »

Djamel Belamadi a ensuite évoqué la performance de Bennacer : « Ismaël ne s’est pas entrainé ses derniers jours suite à une situation inconfortable au niveau des ischio- jambiers, on a du le gérer jusqu’à la veille du match. Il a un gros volume de jeu, il est toujours disponible pour sortir le ballon, il ne se cache pas, il est bon sur l’avant dernière passe, dans le pressing ».

Belmadi critique l’arbitrage et pointe la CAF du doigt

Interrogé sur le penalty non sifflé par l’arbitre pour les Verts à la 87e minute suite à une faute d’un Burkinabé sur Riyad Mahrez, le coach national n’a pas été tendre. « Pour ça, on sait qu’on sera toujours dans la difficulté par rapport à ces arbitres. Ce n’est pas de la paranoïa, on a une pression constante de ces arbitres qui passent leur temps à venir dans nos vestiaires, nous mettre la pression pour un rien, venir énerver tout le monde », lance Belmadi.

« Quand il y’a des penalties aussi évidents, on doit avoir le courage et l’honnêteté, de siffler ce qui doit être sifflé. Il y’ a un tacle à la 10ème minute, hors du sol, ça donne un carton jaune. Dans la foulée, Ramy (Bensebaini) tient le maillot d’un joueur et ça donne un carton jaune. On peut tenir un maillot et casser un joueur et c’est le même résultat. On sait tout ça, on n’y peut rien, on peut juste le dire », ajoute-t-il.

Pour Djamel Belmadi, la Confédération Africaine de football devrait intervenir pour améliorer l’arbitrage. « C’est toujours l’Afrique qui est perdante. C’est un gros chantier de la CAF, si ils veulent travailler là dessus, et si ils veulent que le football africain soit respecté, car les arbitres font ça en toute impunité ».