L’influenceur et comédien algérien Farouk Boudjemline, alias Rifka, aurait été condamné, ce jeudi 9 septembre, à deux années de prison ferme par le tribunal d’El Harrach. C’est ce qu’ont rapporté plusieurs sources médiatiques.

Selon plusieurs médias, le tribunal d’El Harrach a condamné, ce jeudi 9 septembre, l’influenceur algérien Farouk Boudjemline, alias RIFKA, à deux ans de prison par contumace, avec mandat de dépôt, pour « escroquerie, contrefaçon, faux et usage de faux », pour s’être rendu aux Émirats arabes unis « avec de faux documents ».

Dans une publication publiée en début de soirée de ce jeudi sur sa page Facebook, le journaliste Moncef Ait-Kaci, ancien correspondant de France 24 à Alger, a indique qu’une agence de voyage dénommé Samarkand est également impliquée dans l’affaire de Rifka.

« L’influenceur s’y trouverait en ce moment, selon les mêmes sources, ce qui n’est pas le cas, à en croire sa story Instagram », écrit Moncef Ait Kaci. « Un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du concerné et un groupe d’accusés dans cette affaire, concluent les médias », ajoute le journaliste.

Rifka, un influenceur algérien qui se rend à Dubaï en plein confinement

Farouk Boudjemline, plus connu sous le nom de Rifka, voit le jour en 1997. Il est acteur, youtubeur et influenceur algérien. Âgé d’à peine 24 ans, Rifka a su se faire une place parmi les youtubeurs et influenceurs les plus suivis en Algérie, et plus particulièrement auprès des jeunes grâce à son énergie et à son humour décalé. Farouk vit à Staoueli, à Alger.

Farouk Boudjemline a obtenu une licence en économie à l’Université Dely Brahim de la capitale. Il devenu célèbre grâce à Snapchat ou il publiait régulièrement des vidéos humoristiques et des défis audacieux. En 2018, pour fêter ses 21 ans, le jeune comédien a réuni plusieurs milliers de ses fans à Riad El Fath (Alger), une prouesse qui lui a valu plusieurs articles dans la presse nationale et arabe.

Aux environs du 6 janvier 2021, alors que les frontières algériennes étaient closes, l’influenceur Rifka s’est rendu à Dubaï et en serait revenu aux alentours du 23 février. Ce déplacement avait sucité une vive polémique, à un moment où plusieurs étaient coincés en Algérie ou à l’étranger et ne pouvaient pourtant pas voyager. Le journaliste Mohamed Allal avait dénoncé dans l’émission Sra Ma Sra ceux qui « voyagent avec le piston. Quand je vois Rifka entrer et sortir du pays sans rien apporter au pays alors que des docteurs sont bloqués à l’étranger ».