Une procédure de dissolution de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) en France a été lancée, a indiqué le ministre français de l’Intérieur ce lundi 13 septembre. Cette annonce intervient après l’action de cette association au Val-de-Reuil, samedi dernier, où elle a revendiqué l’enfarinage du maire de la commune.

« J’ai décidé de lancer la procédure engageant la dissolution de la Ligue de Défense Noire Africaine. Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination. Ses actions causent des troubles à l’ordre public, comme ce week-end à Val-de-Rueil », a déclaré ce lundi 13 septembre Gérald Darmanin sur Twitter.

Le ministre de l’Intérieur  réagissait aux déclarations du député LR Éric Ciotti, qui a indiqué sur Twitter qu’il demandait « depuis des mois » au ministre de l’Intérieur la dissolution de cette ligue. « Ils appellent à cracher sur la tombe du général de Gaulle, ils se réjouissent de la mort de soldats français au Mali… », assène-t-il.

La LDNA accusé de troubles à l’ordre public en France

La tension était montée d’un cran la semaine dernière dans la commune de l’Eure après une bagarre générale entre les communautés kurdes et africaines lundi 13 septembre, rapporte Le Figaro. Les militants kurdes avaient surenchéri mardi dernier en organisant une marche de soutien, ce à quoi la Ligue de défense noire africaine avait répondu en appelant au rassemblement samedi dernier devant la mairie, précise la même source.

Une centaine de personnes ont répondu présent et certaines d’entre elles se sont introduites dans le bâtiment pendant la célébration d’un mariage, ajoute la même source. La maire adjointe Fadilla Benamara a été frappée en tentant de s’interposer, tandis que le maire Marc-Antoine Jamet a été enfariné sur le parvis. Selon le maire, la porte de la salle du conseil a été arrachée.

La LDNA milite pour la défense des droits des Afro-descendants et des Africains en France

En janvier dernier, les activistes de la Ligue de défense noire africaine avaient affirmé ne pas « regretter la mort » de soldats français au Mali, les qualifiant de « terroristes militaires français ».

La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un « mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afro-descendants et des Africains ». Près de 300’000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présente sur son compte Twitter comme un « activiste politique, résistant Pan-Africain, combattant de la liberté, révolutionnaire ».