Le gouvernement français a décidé d’annuler le repas à 1 euro pour les étudiants non boursiers dès la prochaine rentrée. La décision a été annoncée vendredi dernier par la ministre de l’Enseignement supérieur et n’a pas été du gout des étudiants, qui tentent de riposter, notamment à travers leurs syndicats.

Le mois de janvier dernier, le président Emmanuel Macron a annoncé la généralisation du ticket restaurant à 1 euro à l’ensemble des étudiants. Cette mesure a été prise à cause de la précarité causée par la pandémie du coronavirus. Selon plusieurs sources médiatiques, ce dispositif a été applaudi par l’ensemble des étudiants.

La joie de ces derniers – plus particulièrement les non-boursiers – n’a cependant été que d’une courte durée. Vendredi dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé l’annulation de cette décision. En effet, a-t-elle indiqué, le repas à 1 euro ne sera accessible qu’aux étudiants boursiers et non-boursiers « en situation de précarité ». Les autres seront appelés à payer leurs repas au niveau restaurants universitaire à 3,30 euros.

Les étudiants et leurs syndicats dénoncent l’annulation du repas à 1 euro

Cette décision n’a pas été du gout des étudiants concernée par cette nouvelle disposition. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur colère via les réseaux sociaux. Les syndicats des étudiants ne sont également pas restés inertes face à cette décision, à l’image de l’UNEF Sciences-po, qui a écrit, sur Twitter : « Dans l’indifférence générale Vidal Frederique annonce l’abandon du repas au resto u à 1 € pour tout-es. La précarité étudiante ne s’arrêtera pourtant pas miraculeusement à la rentrée ! Sans bourse pendant les vacances et avec des repas plus chers la ministre nous abandonne ».

L’Unef a lancé par ailleurs une pétition appelant à annuler cette décision. Baptisée « Non à la fin du repas à 1 euro pour tout.e.s », la pétition est destinée au président Emmanuel Macron.