Almeria, Murcie, Alicante et les îles Baléares ont compté pas moins de 700 algériens qui ont débarqué sur leurs côtes à bord de 60 embarcations de fortune ces dernières 72 heures, a indiqué le spécialiste de la migration clandestine M. Francisco José Clemente Martin .

Malgré la météo peu clémente, le mois de septembre, comme les mois précédents, n’a pas fini de compter les harraga (clandestins) qui traversent la méditerranée sur des embarcations de fortune à la recherche de cieux plus cléments.

L’observatoire du flux migratoire au Sud de l’Espagne a indiqué que 90 % des clandestins sont de nationalité algérienne. Ces derniers ont été interceptés ou sauvés par la Garde Civile et les Garde côte espagnols. Selon les premiers examens, bon certain nombre de clandestins rescapés sont testés positifs au Covid-19 et ont été placés sous assistance sanitaire. Un des clandestins a trouvé la mort en débarquant sur les côtes d’Almeria.

Traversées clandestines : Des chiffres glaçants

Si le nombre des interceptions est comptabilisé, nombreux sont les clandestins qui ont pu entrer en Espagne en échappant aux filets sécuritaires, selon Francisco José Clemente Martin, qui souligne que la grande majorité de ces clandestins sera libérée dans les prochaines heures ou prochains jours. Cependant, le nombre des disparus en mer est toujours inconnu. D’après l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 231 harraga algériens ont trouvé la mort en mer en 2020 en tentant de rejoindre les côtes espagnoles. L'ONG a recensé 23 naufrages sur le chemin maritime de l’Algérie vers les îles Baléares et Almeria. L’an dernier, 2170 migrants sont morts noyés, contre 893 en 2019. Une hausse de 143 %.

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Malgré la rudesse de la météo, le Centre international pour l’identification de migrants disparus (CIPIMD) estime que les mois de septembre et octobre promettent l’arrivée d’autres harraga, particulièrement des Algériens. Le centre en question est chargé de retrouver les familles des clandestins décédés sur les côtes espagnoles pour leur permettre de les enterrer dans leur pays d’origine. Dimanche dernier, rappelle Francisco José Clemente Martine, les garde-côtes espagnols, lors d’interventions de sauvetage, ont sauvé 11 harraga qui dérivaient au large des îles Baléares, 24 h après le sauvetage de 15 harragas par les garde-côtes avant d’être débarqués au port d’Almeria.

Selon FRONTEX, l'Agence européenne de Garde-frontières et de garde-côtes, 67 % des migrants illégaux qui ont foulé le sol espagnol en juillet dernier sont Algériens. Le rapport de FRONTEX publié le 12 août dernier, 7000 harragas à bord de 1380 expéditions ont débarqué en Espagne avant la fin du mois de juillet.

3 réseaux de traversées clandestines démantelés à Oran

La section de lutte contre l'émigration clandestine relevant de la brigade criminelle du service de la wilaya d’Oran a démantelé 3 réseaux criminels spécialisés dans l’organisation de traversée clandestines vers les côtes du Sud de l'Europe contre la somme de 750 000 DZD par personne.

L'opération s'est soldée par l'arrestation de 14 personnes dont l'âge varie entre 18 et 30 ans, des Algériens et des personnes de nationalités arabes. Ils étaient sur le point de prendre le large à partir des plages de la daïra d’Aïn Ettork, à Oran, en destination des côtes espagnoles, selon ladite brigade.