Plus de 22 000 diplômés porteurs de doctorats sont actuellement au chômage en Algérie. C'est ce qu'a révélé le président du Conseil National des Enseignants du Supérieur (CNES), Abdelhafid Milat. Dans une publication sur son compte twitter, datée du mercredi 22 septembre 2021, ce dernier a tiré la sonnette d'alarme sur cette situation, qui risque de s'aggraver à l'avenir si des dispositions ne sont pas prise en urgence. 

Le chômage est un fléau social qui ne cesse de prendre de l'ampleur en Algérie. Il n'épargne plus aucune catégorie de la société. Même les universitaires et les diplômés des écoles supérieures sont touchés par ce phénomène, qui va en grandissant. Les statistiques avancées mercredi 22 septembre par le président du Conseil National des enseignants du Supérieur sont tout simplement stupéfiants.

En effet, selon Abdelhafid Milat, ils sont plus de 22 000 docteurs qui se trouvent actuellement au chômage en Algérie. Ce chiffre risque de monter encore si des mesures ne sont pas prises pour stopper l'hémorragie, alerte t-il. Le président du CNAS estime en effet que les 64 000 futurs docteurs qui suivent actuellement leurs études risquent de se retrouver dans la même situation une fois leurs diplômes en main.

Abdelhafid Milat a appelé, afin d'éviter ce triste sort à ces universitaire, à l’élaboration d’une « feuille de route » loin des solutions populistes. « On doit mettre l'intérêt de l'Université et [de l'Algérie] au dessus de toute autres chose », a-t-il affirmé pour conclure.

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Le président du CNES tire la sonnette d'alarme

Les autorités et les responsables concernés sont ainsi interpellés afin d'intervenir et trouver des solution à cette triste réalité. Une réalité qui se traduit d'ailleurs par ces dizaines, voire des centaines d'Algériens, parmi eux des universitaires et des cadres qui partent quasi quotidiennement en Europe en empruntant l'émigration clandestine.

L'autre fait saisissant est ce nombre impressionnant d'étudiants qui fuient le pays et qui ne veulent plus y revenir. Selon une enquête du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) menée récemment, seulement 22 % des étudiants algériens en France comptent retourner en Algérie. 78 % déclarent ne pas avoir l’intention de retourner au pays une fois leurs études terminées. Les étudiants désirant s'installer en France représentent 57 % et 21 % envisages d'autres destinations, selon la même étude.