Le phénomène de harraga a pris des proportions alarmantes ces derniers mois en Algérie, avec des centaines de départs en moyenne par jour. La plupart des migrants partent des côtes de l'ouest algérien pour rejoindre, au péril de leur vie, les côtes espagnoles.

De nombreux migrants qui partent des côtes algériennes à bord des embarcations de fortunes vers le sud de l'Europe n’arrivent à destination et meurent noyés en pleine Méditerranée. C'est ce qui est arrivé à un groupe de migrants originaires de Béjaïa.

Deux embarcations de migrants originaires de Béjaïa ont chaviré en mer

Le 17 septembre dernier, deux embarcations de fortune, à bord desquelles se trouvaient une dizaine de jeunes migrants originaires de Béjaïa, ont pris la mer depuis Oran vers les côtes espagnoles. Les familles de ces jeunes sont restées, à ce jour, sans aucune nouvelle. Toutefois, selon plusieurs sources, pas moins de 6 corps de harraga ont été repêchés durant les dernières heures à la suite du naufrage de leurs embarcations.

Les autorités espagnoles lancent un appel pour identifier les corps de 7 migrants

D'ailleurs, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) a lancé, hier dans la soirée du 25 septembre, un appel à témoin et aux familles des jeunes de Béjaïa ayant pris la mer vers l'Espagne les 17 et 18 septembre derniers. La LADDH leur demande de « fournir quelques indices dans l’espoir d’identifier les corps sans âme retrouvés par les Garde-côtes espagnols ».

Les corps de migrants algériens risquent d'être incinérés en Espagne

Il s'agirait, selon Saïd  Salhi, vice-président de la LADDH,  de corps de 7 jeunes migrants, originaires de Béjaïa, ayant pris la mer la semaine dernière depuis les côtes ouest. « Si, par malheur  les identifications ne sont pas effectuées dans la semaine, les Espagnols entameront leur incinération », a-t-il affirmé ce dimanche 26 septembre dans une déclaration au Soir d'Algérie.