Face à la montée de la radicalisation islamiste dans certaines mosquées et lieux de culte en France, le ministère de l’Intérieur a décidé de passer à l’acte, en procédant à la fermeture pure et simple de ces lieux. La dernière procédure en date a visé la mosquée d’Allonnes dans la Sarthe et l’école coranique qu’elle héberge.

Selon une information publiée, mercredi 13 octobre par Le Point, la direction générale du Trésor a ordonné, depuis le 8 octobre dernier, le gel des avoirs de plusieurs organisations et personnes soupçonnées de radicalisation islamiste. Parmi celles-ci, deux associations liées à la mosquée d’Allonnes, près du Mans, dans la Sarthe, précise la même source.

La mosquée d’Allonnes soupçonnée de radicalisation islamiste

La consigne a été transmise par le ministère de l’Intérieur après qu’une enquête administrative a pointé des discours et pratiques religieuses qui relèveraient de « l’islam salafiste radical », selon une source proche du dossier citée par le magazine français. Les deux structures ainsi que ceux qui les animent voient tous leurs comptes et ressources économiques gelés pendant une durée d’au moins six mois.

Selon la même source,  les deux organisations concernées sont l’Association allonnaise pour le juste milieu (AAJM) et l’association Al Qalam, créées respectivement en 1999 et en 2012. Elles ont la charge de la mosquée d’Allonnes, qui est fréquentée par environ 300 fidèles. Les deux associations sont soupçonnées de tenir « des prêches virulents et des discours qui légitimeraient le recours au djihad armé, la mort en martyr, la commission d’actes de terrorisme et le recours à la violence, la haine et la discrimination ou encore l’instauration de la charia », précise Le Point.

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Devant cette situation, le ministère de l’Intérieur a confirmé au journal Le Point qu’une procédure de fermeture de la mosquée d’Allonnes était enclenchée. En parallèle de cette procédure de fermeture, huit personnes ont été directement visées par des procédures de gel d’avoirs, ajoute la même source.