Le dernier survivant du massacre du monastère trappiste algérien de Tibhirine en 1996 a tiré sa révérence. Le Père Jean-Pierre Schumacher est décédé le dimanche 21 novembre dans un monastère au centre du Maroc. L'information a été rapportée par le journal Le Monde, citant un responsable de l'Église chrétienne du Maroc.

Ainsi, 25 ans après le massacre du monastère trappiste algérien de Tibhirine, le dernier survivant est décédé. « Il est décédé ce matin dans la sérénité au monastère Notre-Dame de l’Atlas, à Midelt. C’est un homme simple et fraternel qui savait que sa mission était de témoigner de ce qu’il a vécu à Tibhirine », a déclaré à l’AFP le père Daniel Nourissat, vicaire de la Cathédrale Saint-Pierre de Rabat.

Le décès de Jean-Pierre Schumacher, âgé de  97 ans, rappelle la tragédie qu'a traversé l’Algérie pendant ce qui est communément appelé la Décennie noir. Il est le dernier survivant de la tuerie perpétrée contre 7 moines trappistes du monastère de Tibhirine, enlevés et assassinés en 1996.

4 ans après le drame, Jean-Pierre Schumacher s’est installé au Maroc. Il est devenu le prieur d’une petite communauté de moines trappistes de l’Ordre cistercien dans l’Atlas marocain. Le père Jean-Pierre Schumacher rejoint ainsi l'autre rescapé du drame ; le père Amédée Noto, décédé en 2008.

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Il faut rappeler qu'a la fin du mois d'avril 1996, 7 moines français du monastère de Tibhirine, près de Medea (Algérie), ont été enlevés par un groupe d’hommes armés. Quelques jours après cet enlèvement, un communiqué du GIA (Groupe islamiste armé) signé par l’Émir Abou Aderrahman Amine, alias Djamel Zitouni, revendique l’enlèvement des moines et propose à la France un échange de prisonniers. Les 7 moines sont retrouvés morts le 21 mai 1996, après près de deux mois de séquestration. On ne retrouvera que leurs têtes. Le même jour, un deuxième communiqué du GIA, signé de nouveau par Djamel Zitouni, annonçait l’assassinat des 7 moines.