L’Ambassade de Belgique en Algérie a apporté son soutien à l'association « SOS Femmes en détresse », ce jeudi 25 novembre. Cette initiative a été prise à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Il s'agit d'un don de produits alimentaires, hygiéniques et pharmaceutiques, destinés aux pensionnaires du centre géré par l'association, rapporte l’Ambassade de Belgique dans une publication sur sa page Facebook.

« L’Ambassadeur Alain Leroy a tenu à saluer à cette occasion l’engagement de tout le personnel, louant les efforts considérables déployés en faveur des femmes dans le besoin », peut-on lire sur la publication. L'ambassade de Belgique, qui a salué le travail de l'association, souligne que « depuis 29 ans, l’association « SOS Femmes en détresse » accueille et héberge à Alger des femmes victimes de violences ou d’abus. L’association leur offre également une prise en charge juridique, psychologique et sociale ». Il ajoute : « nous espérons avoir pu contribuer au travail précieux de cette ONG, qui s'engage activement pour l’émancipation de ces femmes ainsi que pour l’éducation et la scolarité de leurs enfants ». L'ambassade de Belgique rappelle que « dans le monde, une femme sur trois est victime de violences au cours de sa vie, quels que soient son statut, sa classe sociale, sa race, son pays ou sa tranche d'âge. La Belgique continue à défendre les droits des femmes et des filles et à œuvrer en faveur de l'égalité des sexes ».

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Il faut rappeler qu'en Algérie le phénomène des violences à l'égard des femmes est très présent dans la société. Près de 8000 affaires liées à ces violences ont été traitées durant les 8 premiers mois de l’année en cours par les services de la Gendarmerie nationale et d'autres centaines d'affaires devant les autres services de sécurité (les chiffres de 2021 ne sont pas encore publiés). Cette problématique affecte tous les âges et conditions sociales, au sein de la famille et en dehors de celle-ci.

Il faut aussi signaler que depuis 1981, la date du 25 novembre a été balisée comme journée de lutte contre la violence sexiste, avant qu’elle soit reconnue officiellement en 1999, détaille l’ONU sur son site. Un jour choisi à la mémoire de trois sœurs militantes, Patria, Minerva et María Tereza Mirabal, qui ont été brutalement assassinées en République dominicaine le 25 novembre 1960.