Air France, l’une des compagnies aériennes les plus actives sur les lignes Algérie-France, affiche des prix certes abordables pour le mois d’octobre 2022, mais un peu plus élevés comparativement au mois de septembre. En effet, les usagers auront à payer dans les 300 euros en moyenne pour un aller-retour entre les deux pays

Après une baisse significative des prix des billets au mois de septembre, dictée par une demande moins importante que l'offre, la compagnie aérienne Air France, à l’instar de plusieurs compagnies, revoit ses prix à la hausse. Si les vols en aller simple à partir ou vers la France n’excèdent que rarement les 100 euros, les vols en aller-retour affichent en moyenne dans les 250 euros. Ainsi, en guise d’exemple, un vol aller depuis l'aéroport Roissy-Charles De Gaule (Paris) vers Alger, en date de 6 octobre, et un retour vers la fin du même mois, affiche 237 euros.

Air France : Les billets passeront à 447 euros à partir du 15 octobre

Cette hausse, de l’avis des spécialistes, est due au fait que durant les mois d’octobre, la demande diminue significativement. Il faut ajouter à cela le fait que le taux de remplissage n’est jamais le même à l’aller qu’au retour. Et plus le temps passe, plus les billets sont chers. Le même schéma déjà cité (un aller-retour Paris-Alger ente le 1 et le 30 octobre), qui coûte 237 euros, sera à plus 447 euros, à partir du 15 octobre.

Au début de la saison estivale, les spécialistes avaient déjà prédit une augmentation à long-terme des tarifs des billets d’avion. Et des raisons de cette augmentation, les mêmes spécialistes ont cité la crise énergétique que la guerre en Ukraine commençait à provoquer. Mais ce qui explique davantage cette envolée des prix est la hausse de celui du pétrole. Les spécialistes rappellent que le kérosène représente 30% du coût total d’un billet. Logiquement, lorsque le carburant est plus cher, le prix du billet augmente. "Il y a une augmentation mécanique liée à la hausse du pétrole et à l'inflation, phénomènes accélérés par la guerre en Ukraine", résume Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage.