Le buteur de la sélection algérienne Islam Slimani s'est distingué jeudi par un geste polémique. Pour célébrer son but face à la Guinée – que l'Algérie accueillait au stade d'Oran dans une joute amicale –, le  joueur de Brest a prononcé une phrase qui n'a pas été du goût de nombreux supporteurs et a suscité moult questions

Islam Slimani est entré encore un peu plus dans l'histoire de l'équipe d'Algérie. Le vendredi 23 septembre, il a inscrit son 41e but avec la sélection. Un record pour les Verts. L'ancien attaquant du CR Belouizded a également ajouté son nom à la liste très restreinte des joueurs africains de football ayant marqué plus de 40 buts en sélection.

En outre, le longiligne avant-centre du Stade brestois 29 a confirmé son statut de sauveur de l'équipe nationale algérienne. Malmenée et tenue en échec par son adversaire très entreprenant, l'équipe d'Algérie a peiné à trouver des failles face à 11 Guinéens soudés. Les Verts s'en sont encore une fois remis à Islam Slimani, qui a inscrit l'unique but de la rencontre. Super Slim a secoué les filets en seconde période, quelques minutes à peine après avoir fait son entrée à la place d'Andy Delort.

Une soirée remarquable pour le numéro 13 de la sélection algérienne, qui a cependant été entachée d'un geste pour le moins polémique. Au Moment de célébrer son but, Islam Slimani a prononcé des mots inappropriés : « Ana Chikour » (je suis le patron).

Des critiques et des questions autour de la célébration de Slimani

Cette phrase a en effet enflammé la toile. Des internautes ont descendu celui qui pouvait être le héros du jour. « Il n'avait pas à dire cela et devant les caméras », estime-t-on. « Quel message voulait-il envoyer et à qui ? » se demande-t-on. « À ce point, il est égoïste! » commente un autre internaute.

Pour les plus avertis, cette phrase prononcée avec un air de rage par son auteur est lourde de sens. Certains n'ont pas hésité à faire le lien avec le rappel d'Andy Delort en sélection. D'autres soutiennent cependant que c'était tout simplement une réponse codée à ceux qui disaient qu'Islam Slimani était fini.

Le joueur, qui était déjà sous le feu de la critique après une réponse jugée « arrogante » à un journaliste qui « l'attendait » à l'aéroport à son arrivée de France[1]Belmadi, Mahrez, Slimani : Quand l'arrogance devient la norme, doit s'expliquer sur célébration, indique-t-on.