Nommé « Mechouar », le maillot d'entraînement de l'équipe nationale algérienne s'avère être une très bonne affaire pour son producteur ; la firme Adidas. En effet, la polémique suscitée par ce maillot a eu pour effet de dynamiser les ventes. Il connaît un succès commercial phénoménal. À peine 24 heures après sa mise en vente, les magasins ont été pris d'assaut et désormais, les magasins sont en rupture de stock.

Ainsi, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ce maillot à l'origine d'une grosse polémique entre l'Algérie et le Maroc se vend très bien. En plus de la rupture de stock dans les magasins, les sites de commandes du maillot sur internet ont aussi été pris d'assaut. Les commandes sont très fortes. Certaines entreprises se sont aussi inspirées des motifs et ont mis en vente des produits du même genre. C'est le cas de la Maison de la cravate, une entreprise de luxe algérienne qui propose des cravates et des foulards en soie aux couleurs Zellige du Mechouar. Les commandes des 58 wilayas sont en train de pleuvoir sur le fournisseur.

Il faut dire que ce nouveau maillot de la sélection algérienne de football, dévoilé le 22 septembre par Adidas, a fait réagir les plus hautes autorités marocaines[1]Le Maroc demande à Adidas de retirer le nouveau maillot de l'Équipe d'Algérie. Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du Royaume a mandaté un avocat du barreau de Casablanca pour demander à l'équipementier allemand de retirer le maillot de parade des Verts. Le ministère marocain estime que le maillot de l'Algérie est « inspiré du patrimoine » du Royaume.

Depuis cette annonce du ministère marocain, une polémique s'est déclenchée sur les réseaux sociaux. Une bataille fait donc rage entre les internautes algériens et marocains. Cependant, il faut dire que dans cette polémique, des internautes algériens ont démontré que ce maillot a été inspiré du Zellige d'un palais de Tlemcen. D'autres ont fait une recherche sur l'histoire du Zellige en faisant appel à des textes qui remontent à très loin et qui prouvent qu'effectivement, il appartient aussi au patrimoine algérien.