Elle a longtemps été parmi les revendications des Algériens à l'étranger. Désormais, ces derniers peuvent souscrire à une retraite dans leurs pays d'origine. En effet, cette souscription à une retraite en Algérie a été inscrite au Journal officiel n°69, le jeudi 20 octobre.

Ainsi, selon le décret, les Algériens résidents à l’étranger peuvent s’affilier volontairement au système national de retraite sur leur demande présentée à la caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés. Cette inscription peut se faire au moyen d’un formulaire établi par les services du ministère chargé de la sécurité sociale, en contrepartie de la remise d’un reçu de dépôt selon le texte publié dans le journal officiel.

Les conditions pour souscrire à la retraite pour les Algériens à l'étranger

Pour souscrire à cette retraite, le décret fixe cinq conditions. En premier lieu, le demandeur doit être de nationalité algérienne, régulièrement immatriculé auprès des représentations diplomatiques et consulaires algériennes à l’étranger. Pour avoir droit à cette souscription, le demandeur doit procéder au versement trimestriel d’une cotisation à sa charge à l’organisme de sécurité sociale chargé des assurances sociales des travailleurs salariés. Le décret fixe le taux de cette cotisation à 31,25 % de l’assiette déclarée, est composé de 13 % au titre des prestations en nature de l’assurance maladie et de maternité et 18,25 % au titre de la retraite, souligne le même décret.

Le même texte explique que la cotisation mensuelle est calculée sur la base d’une assiette déclarée par l’assujetti, qui ne peut être inférieure à trois fois le montant du salaire de référence fixé par la réglementation en vigueur. Cette cotisation est versée en devises convertibles en contrepartie du droit aux prestations en nature de l’assurance maladie et de maternité et aux prestations de retraite, accordées en dinar algérien. « Les prestations prévues par le présent décret ne peuvent être servies hors du territoire national », indique le décret, qui conclut que les cotisations perçues au titre de la retraite « sont placées dans un fonds de retraite volontaire créé auprès de l’organisme de la sécurité sociale chargé de la retraite ».