Pour ceux à qui le nom d’Alexandre Arcady ne dit pas grand-chose, il n’est autre que le réalisateur de « Ce que le jour doit à la nuit », le film adapté du fameux roman de Yasmina Khadra portant le même titre. Alexandre Arcady, grand ami de l’Algérie, revient avec une autre production qui sera dans les salles à partir de l’été prochain. À considérer le niveau d’exigence du réalisateur, ainsi que ses anciennes réalisations, l’on est en droit de s’attendre à un film de très haute qualité, où l'émotion ne manquera pas d'être au rendez-vous.

« Le petit blond de la Casbah », c’est le titre de la nouvelle production d’Alexandre Arcady. Il est l’adaptation du roman autobiographique portant le même titre et écrit aussi par Alexandre Arcady. L’histoire est on ne peut plus passionnante. En voilà un court résumé : par une froide journée de décembre 1960, l’acteur principal quitte cette Algérie heureuse où il vit le jour. Quarante ans après, l'envie lui est venue de revisiter son enfance au pied de la Casbah, de parcourir à nouveau ces rues étroites et tortueuses. Et c'est tout un univers à la napolitaine qui ressuscite sous nos yeux. Et les souvenirs qui reviennent à flot… Sourire aux lèvres, Alexandre Arcady se promène dans les souvenirs d'un petit garçon pas tout à fait comme les autres : le petit blond de la Casbah… Au 7, rue du Lézard, c'est le rendez-vous du bonheur, du rire et des larmes.

« Le petit blond de la Casbah », un film autobiographique aux couleurs de l'Algérie

Arcady aime à rappeler qui il était, l’aîné de cinq enfants nés d’un père ­hongrois ancien légionnaire et d’une mère juive, serveuse au mess des officiers, avec une grand-mère qui parlait l’arabe et pas un mot de français. Puis, en décembre 1960, le rêve s’écroule. À la suite du saccage de la grande synagogue d’Alger, la famille Arcady se résout à partir. Un adieu de nuit avant de prendre le bateau. Une fois en mer, la maman d’Alexandre s’apercevra qu’elle avait oublié les photos de famille dans le buffet de l’appartement. « Je te les ­ramènerai », avait promis crânement Alexandre, 13 ans.

« Aujourd’hui, le cinéaste redessine les figures de ses parents, de son oncle Coco qui vivait de "débrouille", autrement dit de trafics peu glorieux, ainsi que de leur voisine, une ­cartomancienne russe devenue son mentor », écrit Le journal de dimanche qui a revisité l’histoire passionnante d’Alexandre Arcady. Autant de personnages et d’autres encore que l’on découvrira à l’écran l’été prochain sous les traits de Dany Brillant, ­Pascal Elbé, Michel ­Boujenah, Smaïn, Marie Gillain, Valérie Kaprisky, Moussa Maaskri, Françoise Fabian et même Franck Dubosc.​