Caution retour : France Universités dénonce et s'attaque à la loi immigration

L'immigration en France - Accord franco-algérien de 1968 -France Universités

Le nouveau texte de loi sur l'immigration porté par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a subi un revers lors de sa présentation devant l'Assemblée nationale. Toutefois, l'exécutif ne désespère pas de trouver un compromis pour faire passer ce projet, en faisant des concessions à la droite qui veut durcir les conditions d'accueil en France.

Ce projet de loi a été dénoncé par une bonne partie de la classe politique française, mais également par des intellectuels qui refusent la remise en cause des traditions d'accueil de la France. Des organisations sont également montées au créneau pour contrer ce projet de loi. France Universités, une association qui rassemble les dirigeants exécutifs des universités et établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche, a fait entendre sa voix dans un communiqué rendu public.

Cette association a donc exprimé "ses très vives réserves à l’encontre des mesures adoptées au Sénat en première lecture". Pour France Universités, "exiger le dépôt préalable d’une « caution retour » pour les étudiantes et étudiants désireux de poursuivre leurs études en France va à l’encontre des valeurs de la République et de la tradition multiséculaire d’ouverture au monde de l’université française". "C’est une insulte aux Lumières dont il a été rappelé à juste titre, dans des circonstances dramatiques, qu’en France, elles ne s’éteignent jamais", ajoute encore cette association.

Le fondement de la caution pécuniaire échappe à l’entendement, estime France Universités

Concernant cette caution, France Universités affirme que ces garanties pécuniaires "dont le fondement échappe à l’entendement" compliquent la situation des étudiants étrangers désirant poursuivre leur cursus en France. "Les étudiantes et étudiants s’inscrivant en France ne sont pas tous bien nés, contrairement à une idée reçue, et le dépôt d’une caution tel qu’envisagé, les condamne à regarder ailleurs pour poursuivre leur projet", explique l'association qui avertit que "c’est l’enseignement supérieur et la recherche qui perdront de leur rayonnement, et par là même la francophonie et l’image de la France qui s’en trouveront affaiblies".

Par ailleurs, France Universités affirme que "la généralisation, sans possibilité d’exonération, de la majoration des droits d’inscription pour les étudiants hors Union européenne, ou encore le fait de conditionner l’ouverture des droits aux prestations sociales non contributives comme les APL à cinq années de présence sur le territoire procèdent du même esprit et appellent les mêmes réserves". "Ces dispositifs ne feraient que renforcer la marchandisation de l’enseignement supérieur français et accentuer la précarité financière de nos étudiantes et étudiants internationaux", rappelle cette association.

Ainsi, les présidentes et présidents d’université entendent "rappeler leur attachement à la tradition d’ouverture de la France en matière d’accueil des étudiantes et étudiants internationaux et réaffirment leur ambition de faire de la France le premier pays d’accueil de l’Union européenne", soutient encore ces responsables dans leur communiqué.

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