Immigration : après la France, le Parlement européen parvient à un accord pour durcir les conditions

Immigration vers l'UE - Métiers en tension

Les courants politiques anti-immigration en Europe sont passés à l'offensive pour durcir les conditions d'accueil pour les nouveaux arrivants. L'Europe se droitise et rejette l'immigration malgré les besoins de main d'œuvre de plus en plus importants du continent. Le mardi 19 décembre, l'Assemblée nationale française a voté définitivement le texte de la nouvelle loi sur l'immigration. Un texte voté même par le Rassemblement national, qui le considère même comme une  "victoire idéologique".

Le lendemain matin, c'est le Parlement européen qui a annoncé que les députés et les gouvernements des Etats membres "sont parvenus à un accord, attendu de longue date, pour réorganiser la législation de l’UE en matière d’asile et de migration". "Les négociateurs du Parlement et du Conseil se sont mis d’accord sur la forme finale de cinq règlements européens distincts, qui définissent comment partager la gestion des flux d’asile et de migration entre les États membres", indique le communiqué du Parlement européen.

L'Europe se droitise donc et remet en cause des décennies de politique migratoire basée sur un traitement humaniste des flux. L'accord s'est penché sur "les règles (qui) régissent également la manière de traiter les personnes arrivant aux frontières extérieures de l’UE, le traitement des demandes d’asile et l’identification de ceux qui arrivent". Autrement dit, sur une nouvelle vision de la question portée sur le courant de droite hostile aux immigrés.

Immigration : le Parlement européen sur les traces de l'Assemblée française

"Aujourd’hui est un jour véritablement historique, car nous avons mis en œuvre le pacte sur la migration et l’asile, probablement le paquet législatif le plus important de ce mandat", a déclaré la présidente du Parlement, Roberta Metsola en ajoutant que "l’Europe disposera désormais d’un cadre législatif solide identique dans tous les États membres". En effet, "le nouveau règlement sur la gestion de l’asile et de la migration prévoit une solidarité obligatoire avec les pays de l’UE (...) soumis à une forte pression migratoire", souligne le communiqué du Parlement européen

Ce nouveau texte "permet aux autres États membres de choisir entre la relocalisation des demandeurs d’asile sur leur territoire et le versement de contributions financières. Le texte détermine également de nouveaux critères selon lesquels un État membre est responsable de l’examen des demandes de protection internationale", explique le Parlement européen.

Il faut souligner que le texte relatif à l'immigration ne devrait pas entrer en vigueur avant d'être adopté par le Parlement et le Conseil européen. Ce sont deux institutions européennes qui se sont engagées à adopter la réforme des règles européennes en matière de migration et d'asile avant les élections européennes prévues en juin 2024.

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