Djamel Belmadi bloque l'arrivée du nouveau sélectionneur de l'Algérie

Djamel Belmadi - Conférence de presse - CAN 2023 - Equipe d'Algérie

La Fédération algérienne du football (FAF) est en négociations avancées avec le futur sélectionneur de l'équipe d'Algérie. Cependant, la signature d’un contrat avec le nouveau sélectionneur pour succéder à Djamel Belmadi semble compliquée, en raison d'un imbroglio juridique et d'un bras de fer entre Belmadi et la FAF.

Officiellement, Djamel Belmadi est toujours le sélectionneur de l'Algérie. Son contrat, qui court jusqu'en décembre 2026, n'a pas été résilié. De ce fait, la FAF ne peut donc pas signer un nouveau sélectionneur tant que la situation contractuelle de Belmadi n'est pas résolue.

Ce que semblait une simple formalité est devenu un vrai casse-tête pour la FAF. Alors qu’un accord a été trouvé après l’élimination de la CAN, pour une résiliation de contrat à l’amiable, un tweet de Walid Sadi a tout chamboulé. En effet, Belmadi n’a pas apprécié l’annonce de son départ via une simple publication, il voulait annoncer lui-même sa démission lors d’une conférence de presse à Alger, en expliquant les raisons de son échec.

Le champion d’Afrique 2019 qui s’est senti humilié, a décidé de faire volteface et refuse de résilier son contrat. Le président de la FAF qui souhaitait mettre fin au contrat de Belmadi le plus tôt possible, a tenté des négociations avec lui, mais sans résultat. Le désormais ex-sélectionneur aurait réclamé une indemnité de départ conséquente, tandis que la Fédération proposait une compensation moindre.

Le temps joue en faveur de Djamel Belmadi

Face à l’absence d’un accord, Belmadi a quitté l’Algérie vers le Qatar laissant la situation en suspens. Sa dernière position connue, il exigerait le paiement de l'intégralité de ses salaires jusqu'à la fin de son contrat, en échange de son départ. Un récent communiqué de la FAF qui a présenté Belmadi comme étant le principal responsable du fiasco à la CAN 2024, ne va pas arranger les choses.

Cette situation bloque l’arrivée du nouveau sélectionneur qui ne pourra pas signer de contrat avant de régler le problème contractuel de la fédération avec Djamel Belmadi. Le temps presse et l'absence d'un compromis entre les deux parties ne fera que nuire à l’équipe nationale qui n'a plus beaucoup de temps pour préparer le tournoi amical international qui aura lieu en mars en Algérie.

Si Djamel Belmadi campe sur sa position, la Fédération algérienne sera contrainte de mettre fin unilatéralement à son engagement avec lui, mais cela aura de grosses répercussions financières. L'Instance présidée par Walid Sadi devra ainsi payer la totalité des salaires contenus dans le contrat, une somme qui dépasserait les 7 millions d’euros.

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