Frais de visa Schengen : Nouvelle hausse pour les Algériens ?

Les frais de visa Schengen vont connaitre une augmentation de 12 % à partir de ce 11 juin 2024. Cette mesure, annoncée par la Commission européenne, vise à aligner les frais sur les coûts réels de traitement des demandes de visa.

Les Algériens, comme les ressortissants d'autres pays tiers, sont concernés par cette augmentation. Le prix du visa pour un adulte passera de 80 à 90 euros, tandis que celui pour les enfants de 6 à 12 ans augmentera de 40 à 45 euros. Cette hausse représente une charge supplémentaire non négligeable pour les Algériens, qui sont déjà la nationalité qui dépense le plus dans les demandes de visa Schengen. Selon une récente étude d'EU Observer, les demandes rejetées des Algériens ont entraîné des dépenses de 13,2 millions d'euros en 2023.

Pour les Algériens, cette hausse des frais s'ajoute à des démarches administratives déjà complexes et à des rendez-vous qui se vendent au prix d’or. Mais outre l'augmentation générale des frais, l'Algérie pourrait faire face à des surtaxes supplémentaires si elle est considérée comme un pays « non-coopérant » en matière d'accueil de ses ressortissants en situation irrégulière en Europe. Cette question sensible pourrait avoir des conséquences importantes sur le coût final du visa pour les Algériens.

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Visa Schengen, frais supplémentaires pour les pays non coopérants

Selon Euronews, en plus de la hausse de 12 % des frais de visa pour les pays tiers, la Commission européenne envisage d'augmenter encore les droits pour les pays qui font preuve d'une « coopération insuffisante en matière de réadmission », c'est-à-dire qui n’acceptent pas la réadmission de personnes expulsées d'un État membre. Pour les pays qui n'ont pas fait preuve de coopération en matière de réadmission de leurs ressortissants expulsés, le coût de demande de visa pourrait passer de 120 à 135 euros et de 160 à 180 euros.

Ainsi, l'Algérie pourrait être affectée par des augmentations supplémentaires si elle est perçue comme un pays "non-coopérant" en matière de réadmission de ses ressortissants en situation irrégulière en Europe. Sachant que l'Algérie est souvent pointée du doigt par plusieurs pays européens, notamment la France, comme étant un pays non coopérant. Elle refuse fréquemment de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires pour le rapatriement de ses citoyens en situation irrégulière. Cette position pourrait conduire à une augmentation importante des frais de visa pour les Algériens, une mesure considérée comme une sanction visant à inciter ces pays à améliorer leur coopération en matière de réadmission des migrants.

À noter que la Commission européenne réévalue les frais de visa Schengen tous les trois ans en se basant sur des critères divers tels que l'inflation et les salaires moyens des fonctionnaires dans les États membres. Mais cette hausse des frais de visa pourrait s'étend également aux prestataires de services externes, comme les agences de visa. Ces prestataires, qui gèrent la collecte des demandes de visa pour le compte des États membres, pourraient voir leur tarif maximal passer de 40 à 45 euros.


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