Régularisation des sans-papiers à Paris : La préfecture traine

La situation des travailleurs sans-papiers à Paris est préoccupante, malgré les nombreuses promesses de régularisation. Alors que la loi sur l’immigration consacre leur droit à la régularisation, ces étrangers se heurtent à des obstacles administratifs insurmontables.

Selon le journal l’Humanité, les délais de traitement interminables, le manque de communication de la part des autorités et les effectifs insuffisants au sein de la préfecture de police de Paris plongent ces travailleurs dans l'incertitude et le désarroi. Certains se sentent complètement abandonnés par les autorités.

Face à l'afflux massif de demandes de régularisation dans le cadre de l’admission exceptionnelle au séjour dans les métiers en tension, la préfecture de police de Paris se retrouve dépassée par ses capacités. Selon Frédéric Guillot, secrétaire général de la CGT à la préfecture, « des dizaines de milliers de dossiers » s'accumulent, entraînant des délais de traitement considérables. Ce retard s'explique en grande partie par le manque de moyens humains et matériels dont souffre la préfecture.

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L'urgence de la situation est aggravée par une gestion des dossiers de régularisation des sans-papiers qui semble incohérente. « L'examen des demandes d'admission exceptionnelle au séjour est relégué au second plan, traité uniquement lorsque les effectifs le permettent », explique Frédéric Guillot. Cette priorisation des renouvèlements de titres de séjour au détriment des nouvelles demandes aggrave l'attente des sans-papiers les plus vulnérables.

Traitement des demandes de titre de séjour : « Le blocage vient d'en haut »

Le manque d'attractivité des postes au sein de la préfecture aggrave encore la situation. « Sur l'ensemble du territoire, seulement 500 agents sont mobilisés pour traiter des dizaines de milliers de dossiers », souligne Frédéric Guillot. De nombreux postes restent vacants, faute de candidats, et le personnel existant est débordé.

Cependant, pour Jean-Claude Amara, fondateur de l’association Droits devant, « le blocage vient d’en haut. On a déposé plus de 40 dossiers depuis plusieurs mois et nous n’avons aucune nouvelle, pas seulement à Paris, mais dans d’autres départements ».

De son côté, la préfecture de police de Paris, contactée par l'Humanité, affirme « traiter effectivement des demandes d'admission exceptionnelles au séjour. L'instruction de ces dossiers complexes est longue, mais tous les dossiers déposés sont à ce jour pris en compte ». Cependant, elle ne reconnait pas les difficultés auxquelles ses services sont confrontés.

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