Le député de l'émigration, Abdelouahab Yagoubi, a poussé un coup de gueule concernant le secteur de transport maritime en Algérie, une action qui pourrait entraîner des changements significatifs dans le secteur. Cela pourrait amener les autorités à examiner de près les dysfonctionnements signalés par la diaspora algérienne, notamment ceux liés à la compagnie Algérie Ferries.
Le secteur de transport maritime en Algérie éprouve des difficultés à se stabiliser depuis de nombreuses années, et les premiers à subir les conséquences de cette situation sont les voyageurs algériens, notamment la diaspora établie à l'étranger. Face à ce constat préoccupant, le député Abdelouahab Yagoubi a exprimé une nouvelle fois son mécontentement. Il a interpellé le gouvernement sur les dysfonctionnements « graves » du transport maritime observés durant l'été 2024.
Les ressortissants algériens établis à l'étranger ont rencontré de nombreuses difficultés pour rentrer l'Algérie par voie maritime. Depuis le début de l'année, la compagnie nationale Algérie Ferries a été contrainte d’apporter plusieurs modifications à son programme de traversées, en raison de problèmes techniques persistants. Ces complications ont gravement entravé les voyages de milliers d'Algériens, en particulier durant la saison estivale. Cette situation, qui devient de plus en plus récurrente, pèse lourdement sur l’efficacité et la fiabilité du transport maritime en Algérie, laissant les voyageurs dans une situation de précarité.
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Confronté à cette situation persistante, Abdelouahab Yagoubi, député représentant la diaspora algérienne en France, n’a pas hésité à s’exprimer. Le 3 octobre 2024, il a diffusé une vidéo sur sa page Facebook, dans laquelle il interpelle le gouvernement sur cette problématique qui sanctionne avant tout les voyageurs, particulièrement ceux de la diaspora qu'il représente au Parlement.
Dysfonctionnements graves dans le transport maritime : le gouvernement menacé par une motion de censure
Le parlementaire a indiqué qu'il avait décidé de saisir le Premier ministre en raison de l'implication de trois secteurs : le Ministère des Transports, le Ministère de l'Information et de la Communication et, dans une moindre mesure, le Ministère de la Communauté nationale à l'étranger. « Suite à l’été cauchemardesque que notre communauté à l’étranger a subi pendant cette saison estivale et face au mutisme des autorités, j’ai activé l’article 160 de la Constitution en adressant une interpellation au gouvernement sur les dysfonctionnements graves du transport maritime vécus par notre communauté nationale à l’étranger », indique Abdelouahab Yagoubi.
Selon le député, l’interpellation constitue un mécanisme constitutionnel permettant au pouvoir législatif de remettre en question le pouvoir exécutif. C'est l'un des outils les plus efficaces pour exercer un contrôle parlementaire sur l'action du gouvernement. Il précise qu' « il ne s'agit point d'une demande d’information, mais d'un mécanisme qui engage la responsabilité politique du gouvernement puisqu’il pourrait permettre aux députés de l'Assemblée populaire nationale, représentant du peuple, de déclencher une motion de censure et ainsi acter le retrait de confiance au gouvernement par le principe du devoir de corrélation entre l’autorité et la responsabilité ».
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Selon le député, l’interpellation doit être signée par un minimum de 30 parlementaires. De plus, le gouvernement est tenu de répondre dans un délai maximal de 30 jours lors d’une séance plénière.