Afin de répondre aux besoins de l’économie du pays en matière de main-d’œuvre, la Suisse fixe chaque année un quota de travailleurs étrangers à recruter par les entreprises du pays. Pour l’année 2025, le Conseil fédéral a décidé de maintenir inchangés les contingents pour les travailleurs originaires des pays tiers, dont l’Algérie.
En 2025, les entreprises suisses pourront continuer de recruter les travailleurs étrangers qualifiés dont elles ont besoin, dans les mêmes proportions que cette année. En effet, le Conseil fédéral a annoncé, mercredi 27 novembre, sa décision de maintenir inchangés les contingents pour les travailleurs originaires des États tiers et des pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE).
Ainsi, l'année prochaine, 8500 travailleurs qualifiés en provenance d'États tiers, dont l’Algérie, pourront à nouveau être recrutés, dont 4500 bénéficieront d'une autorisation de séjour (permis B) et 4000 d'une autorisation de séjour de courte durée (permis L), indique le Conseil fédéral dans un communiqué. Pour les travailleurs en provenance des pays de l'UE ou de l'AELE, 3000 autorisations L et 500 autorisations B seront à nouveau disponibles. Comme jusqu'ici, les autorisations seront accordées trimestriellement aux cantons.
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Priorité aux travailleurs étrangers déjà présents en Suisse
Ces dernières années, les quotas de travailleurs étrangers n'ont pas été utilisés dans leur intégralité. En 2023, 78% de permis B et L ont trouvé preneurs dans les pays tiers, ainsi que 52% des permis destinés aux Européens. Quant aux contingents destinés aux Britanniques, ils ont été sollicités à 24%. Pour ce qui est de 2024, les contingents étaient épuisés, fin octobre, à près de 63% pour les travailleurs originaires d'États tiers, à près de 44% pour ceux provenant de l'UE ou de l'AELE et à 18% pour les travailleurs originaires du Royaume-Uni.
En maintenant inchangé le quota de travailleurs étrangers pour 2025, la Suisse veut garantir que l'économie du pays ne soit pas confrontée à une pénurie de main-d’œuvre. D’une manière générale, les autorisations sont délivrées en fonction des besoins des entreprises et compte tenu des intérêts économiques du pays. Selon le Conseil fédéral, la priorité doit être accordée d'abord aux travailleurs étrangers déjà présents en Suisse, puis à ceux provenant des États membres de l'UE ou de l'AELE.
