Fini les comptes anonymes : L'Algérie resserre l'étau sur les importations

Le ministère du Commerce algérien a annoncé, dans une instruction datée du 15 décembre 2024, de nouvelles mesures ciblant les importations de marchandises destinées à la revente en l’état. Ces dispositions, applicables à travers tout le territoire national, visent les opérateurs n’ayant pas respecté l’obligation de déclarer leurs données sur les ventes et les stocks pour le premier semestre 2024.

Selon le ministère, « ces manquements ont été constatés via une plateforme numérique centralisée », ce qui a conduit à une mesure stricte : le retrait immédiat des certificats de conformité pour les contrevenants. L’objectif affiché est de garantir une meilleure transparence et de prévenir les abus dans ce secteur stratégique.

Des contrôles renforcés pour encadrer l'importation

Dans cette instruction, le ministère précise que les importateurs concernés ne pourront pas déposer une nouvelle demande de certificat avant l’expiration de la validité de celui qui leur a été retiré. Par ailleurs, il est demandé aux services locaux de ne pas renouveler ou actualiser les certificats de respect des conditions pour les opérateurs utilisant des espaces de stockage situés en dehors de leur wilaya d’immatriculation. Cette directive s’inscrit dans le cadre de l’article 15 du décret exécutif 21-94, qui exige des opérateurs une gestion rigoureuse et transparente de leurs activités.

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Les autorités rappellent que cette décision vise à assainir le secteur. « L’objectif est d’assurer un meilleur suivi des activités d’importation et de prévenir tout dysfonctionnement dans l’approvisionnement des marchés », souligne la circulaire.

Par ailleurs, il est à savoir que certains importateurs, travaillant avec des produits essentiels comme la banane, les viandes, le lait infantile, le café ou les épices, ne sont pas soumis aux mêmes restrictions. Selon le ministère, « cette catégorie est soumise à l’appréciation de l’administration centrale, et ce, dans le but de préserver l’approvisionnement du marché, notamment pendant le mois de Ramadan ».


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