Plus grands exportateurs du GNL en 2024 : voici le classement de l'Algérie

Le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) a continué de croître en 2024, mais cette tendance n’a pas profité à tous les pays exportateurs. Si les États-Unis, l’Australie et le Qatar restent les trois plus grands exportateurs, l’Algérie, un acteur majeur du secteur, a vu ses exportations reculer.

Ce recul s'accompagne d'une perte de leadership africain, désormais occupé par le Nigeria. En effet, les exportations de GNL algérien ont enregistré un total de 11,62 millions de tonnes en 2024, contre 13,45 millions de tonnes en 2023. Cette baisse significative met fin à une période où l'Algérie occupait la première place des exportateurs africains de GNL.

Désormais, l'Algérie est devancée par le Nigeria, qui a enregistré 14,63 millions de tonnes d'exportations en 2024. Cette performance permet au Nigeria de confirmer son leadership africain sur le marché du GNL.

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Selon la plateforme spécialisée Ettaqa, sur le plan mondial, l’Algérie se classe désormais au neuvième rang, une position en recul par rapport aux années précédentes, où elle figurait parmi les exportateurs majeurs. Ce recul pose la question des facteurs ayant freiné les exportations algériennes.

Classement des 10 premiers exportateurs de GNL en 2024

Le classement des plus grands exportateurs mondiaux en 2024 est dominé par les États-Unis, qui ont maintenu leur première place avec 87,22 millions de tonnes exportées. Voici le classement complet :

  1. États-Unis : 87,22 millions de tonnes
  2. Australie : 81,38 millions de tonnes
  3. Qatar : 79,79 millions de tonnes
  4. Russie : 33,61 millions de tonnes
  5. Malaisie : 27,97 millions de tonnes
  6. Nigéria : 14,63 millions de tonnes
  7. Indonésie : 12,80 millions de tonnes
  8. Oman : 12,06 millions de tonnes
  9. Algérie : 11,62 millions de tonnes
  10. Papouasie-Nouvelle-Guinée : 8,10 millions de tonnes

Pourquoi l'Algérie a-t-elle reculé dans le classement ?

1. Travaux de maintenance sur le gazoduc Medgaz

L'une des raisons majeures de la baisse des exportations algériennes en 2024 réside dans les travaux de maintenance effectués sur le gazoduc Medgaz, qui relie directement l'Algérie à l'Espagne. Ce gazoduc joue un rôle stratégique pour acheminer le gaz algérien vers l'Europe, notamment sous forme de GNL.

Les interruptions liées à ces travaux ont temporairement réduit les volumes disponibles pour l'exportation. Par ailleurs, le retard dans la finalisation de certains projets de modernisation des infrastructures de liquéfaction a également ralenti les exportations.

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2. Crise diplomatique avec l'Espagne

Un autre facteur déterminant du recul algérien est la crise diplomatique entre l'Algérie et l'Espagne, déclenchée par le soutien de Madrid au plan marocain sur le Sahara occidental. Cette crise a poussé l'Algérie à revoir ses relations commerciales avec l'Espagne, impactant directement les volumes de gaz exportés vers ce pays.

Cette révision des contrats gaziers a provoqué une incertitude sur le marché européen, réduisant temporairement la demande espagnole de GNL algérien. Cette situation a bénéficié à d'autres exportateurs africains, notamment le Nigéria, qui a pu renforcer ses parts de marché en Europe.

3. Fluctuation de la demande européenne

L’Europe reste le principal marché du GNL algérien. Cependant, en 2024, la demande européenne a été marquée par une volatilité importante, notamment en raison des politiques de transition énergétique et de diversification des approvisionnements. Les pays européens cherchent à réduire leur dépendance au gaz fossile, ce qui a limité les opportunités pour l'Algérie d'augmenter ses exportations.

Le leadership africain passe au Nigeria

Le recul des exportations algériennes a profité au Nigéria, qui est devenu le plus grand exportateur de GNL d’Afrique en 2024. Avec des exportations atteignant 14,63 millions de tonnes, le Nigeria dépasse désormais l'Algérie en termes de volumes, aprés avoir bénificié de plusieurs facteurs favorables dont la :

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  • Modernisation de ses infrastructures de liquéfaction, notamment à Bonny Island.
  • Stabilité dans ses relations commerciales avec les marchés européens et asiatiques.
  • Absence de crises diplomatiques majeures ayant impacté ses exportations.

Quelles perspectives pour l'Algérie ?

Malgré cette baisse, l’Algérie reste un acteur stratégique du marché mondial du gaz. Avec des réserves importantes et des capacités d’exportation solides, le pays peut rebondir en 2025, à condition de :

  1. Finaliser la modernisation des infrastructures de liquéfaction.
  2. Diversifier ses débouchés vers l'Asie, où la demande de GNL reste forte.
  3. Réparer les relations diplomatiques avec l'Espagne, un partenaire historique clé pour les exportations algériennes.

Le gouvernement algérien a annoncé plusieurs projets visant à augmenter les capacités de production de gaz et à améliorer les terminaux de liquéfaction existants, notamment ceux de Skikda et Arzew. Si ces projets se concrétisent rapidement, l'Algérie pourrait retrouver son leadership africain et améliorer sa position mondiale.

Par ailleurs, la reprise des exportations dépendra principalement de la capacité de l'Algérie à moderniser ses infrastructures, à diversifier ses marchés, et à stabiliser ses relations diplomatiques avec les principaux partenaires européens. Le défi est grand, mais les perspectives restent ouvertes pour que l'Algérie redevienne un acteur incontournable du marché mondial du GNL.


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