L'Algérie continue d'attirer les investisseurs étrangers. Depuis le début de l'année 2025, 11 projets d'investissement étrangers ont été enregistrés par l'Agence Algérienne de Promotion des Investissements (AAPI), sur un total de 743 projets inscrits. Ces initiatives concernent plusieurs secteurs, dont l'industrie automobile avec un projet de fabrication de véhicules Hyundai.
Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi 17 février 2025 à Alger, le Directeur général de l'Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI), Omar Rekkache, a annoncé que 743 projets d'investissement ont été recensés depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, rapporte le journal Echorouk. Ces projets représentant un montant total de plus de 889 milliards de dinars algériens, généreraient près de 21'900 emplois, selon les engagements des promoteurs.
Algérie : 11 projets d’investissement étrangers en 2025
Parmi ces investissements, 11 sont liés à des capitaux étrangers, dont 3 projets d'investissement direct et 8 projets en partenariat avec des acteurs algériens. Ces chiffres traduisent l'intérêt croissant des investisseurs internationaux pour le marché algérien, encouragés par l'amélioration du climat des affaires ces dernières années, selon le même responsable.
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Selon le DG de l'AAPI, les investisseurs étrangers s'intéressent à plusieurs secteurs clés. L'industrie pharmaceutique bénéficie notamment de l'arrivée d'un groupe allemand engagé dans des négociations pour de nouveaux projets en Algérie. En parallèle, des entreprises italiennes ont amorcé des discussions pour des investissements industriels.
Le secteur automobile connaît également une évolution importante avec l'enregistrement officiel du projet Hyundai auprès de l'AAPI, dont les procédures avancent positivement. Les énergies renouvelables, l'agriculture et le recyclage comptent parmi les domaines les plus prisés. L'Algérie cherche ainsi à diversifier son économie, en misant sur des secteurs à fort potentiel et en s'inscrivant dans une dynamique de développement durable.
Des réformes pour améliorer le climat des affaires
Depuis 2020, l'Algérie a mis en œuvre des réformes visant à rendre son environnement économique plus attractif. Le cadre législatif a été repensé pour encourager l'investissement et favoriser la création de zones franches adaptées aux besoins du marché.
Plusieurs pôles économiques spécialisés ont émergé. L'ouest du pays se distingue par un développement de l'industrie mécanique, tandis que Bordj Bou Arreridj s'impose comme un centre de production pour les fournitures scolaires. La wilaya de Relizane est spécialisée dans le textile, et un projet de développement de la filière cuir est en cours à Médéa.
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L'accès au foncier économique a été simplifié grâce à une gestion centralisée par l'AAPI. Cette modernisation facilite l'acquisition de terrains pour les investisseurs et accélère la concrétisation des projets.
Vers un renforcement des partenariats internationaux
Afin de poursuivre cette dynamique, l'AAPI multiplie les contacts avec des entreprises internationales. Une mission exploratoire se rendra prochainement en Espagne afin d'étudier les opportunités de collaboration avec les acteurs économiques locaux.
D'après Omar Rekkache, l'amélioration du climat des affaires commence à porter ses fruits. De nombreuses entreprises manifestent leur intérêt, et les membres du gouvernement reçoivent quotidiennement des propositions d'investissement.
Cette dynamique est renforcée par la création de nouvelles zones franches, notamment dans les wilayas du Sud, comme El Oued, Illizi, In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar et Tindouf. Trois autres zones à vocation commerciale et industrielle sont en cours de développement autour du port de Djen Djen, tandis que deux plateformes seront mises en place aux frontières avec la Tunisie, à El Tarf et Bouchabka, dans la wilaya de Tebessa.
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