L’Algérie, l’un des principaux producteurs de gaz naturel en Afrique, a enregistré une baisse significative de sa production en 2024. Selon les estimations de l’unité de recherche énergétique basée à Washington, la production gazière du pays a chuté de 6,82 milliards de mètres cubes, soit une baisse de 6,5 % par rapport à l’année précédente.
Cette diminution porte la production totale de gaz algérien à 98,41 milliards de mètres cubes en 2024, contre 105,24 milliards de mètres cubes en 2023, rapporte, jeudi 20 février, le site spécialisé Attaqa. Malgré cette tendance annuelle à la baisse, le mois de décembre 2024 a offert une lueur d’espoir avec une production de 9,47 milliards de mètres cubes, atteignant ainsi son niveau le plus élevé depuis mars 2023. Cependant, ce rebond ponctuel n’a pas suffi à compenser le déclin observé tout au long de l’année 2024.
Parallèlement à cette réduction de la production, la consommation interne de gaz en Algérie a également diminué. En 2024, le pays a utilisé 18,85 milliards de mètres cubes de gaz pour la production d’électricité et le chauffage, contre 21,02 milliards de mètres cubes en 2023. Cette baisse de la consommation reflète peut-être une transition énergétique en cours ou une optimisation des ressources face à la baisse de la production.
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Gaz algérien : une production en dents de scie en 2024
L’année 2024 a été marquée par une forte variabilité de la production gazière algérienne, avec des performances contrastées selon les trimestres. Le premier trimestre a enregistré la production la plus élevée de l’année avec 26,28 milliards de mètres cubes, mais il a également été le plus touché par la baisse annuelle, avec un recul de 5,52 milliards de mètres cubes par rapport au premier trimestre de 2023 (31,8 milliards de mètres cubes).
Le deuxième trimestre a quant à lui été le seul à afficher une hausse, avec une production de 24,13 milliards de mètres cubes, soit une augmentation de 1,2 milliard de mètres cubes par rapport à la même période en 2023. En revanche, le troisième trimestre a été le plus faible, avec seulement 22,85 milliards de mètres cubes produits. Enfin, le quatrième trimestre a affiché une légère reprise, atteignant 25,14 milliards de mètres cubes, soit un recul modéré de 398 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente.
Cette baisse de production pose des défis majeurs pour l’Algérie, dont l’économie dépend en grande partie des exportations de gaz. Les autorités devront probablement revoir leur stratégie énergétique pour relancer la production et répondre à la demande interne et externe. Par ailleurs, cette situation pourrait impacter les partenariats internationaux et les contrats d’exportation, notamment vers l’Europe, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz.