Algérie : Baisse des transferts de patients à l'étranger pour soins

En Algérie, le nombre de patients transférés à l'étranger pour des soins médicaux a connu une baisse significative, selon le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi. Cette réduction est « le fruit des efforts déployés par l’État algérien, qui a mobilisé d’importants moyens pour améliorer la prise en charge des patients et renforcer les compétences médicales locales grâce à la formation universitaire », explique le représentant du gouvernement.

Désormais, les transferts de malades algériens à l'étranger pour des soins se limitent à seulement cinq spécialités médicales, a précisé le ministre de la Santé Abdelhak Saihi, vendredi 21 février à Alger, rapporte le journal El Watan. « La sécurité sanitaire, considérée comme une composante essentielle de la souveraineté nationale par le président de la République, reste une priorité absolue » rappelle le ministre lors de l’ouverture des travaux de la troisième édition du Séminaire international sur le cœur de l’enfant.

Pour y parvenir, une stratégie nationale a été mise en place, axée sur la prévention et la réduction des interventions chirurgicales. Cette stratégie s’articule autour de 134 activités et 29 objectifs, dont une grande partie vise à renforcer la médecine préventive. Les progrès réalisés sont visibles à travers les pôles de santé répartis dans les wilayas du Sud, des Hauts-Plateaux et du Nord.

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Ces structures, équipées de technologies médicales de pointe, permettent une prise en charge de qualité, selon le ministre. Parmi les exemples cités figurent l’hôpital Mahelma à Alger-Ouest, spécialisé dans les maladies cardiaques infantiles, et l’hôpital de Aïn Benian, dédié au traitement de la scoliose chez les enfants.

Les transferts des malades à l’étranger réservés aux cas complexes

Le ministre a également souligné que ces pôles sanitaires visent à réduire les déplacements des patients vers le Nord du pays, tout en garantissant une prise en charge optimale. « Les établissements hospitaliers algériens disposent d’une grande expérience et joueront un rôle-clé dans la mise en place de ces pôles », a-t-il affirmé.

Selon le Pr Djamel Eddine Nibouche, président de la commission médicale nationale à la CNAS, les transferts à l’étranger ne seront pas supprimés, mais réservés aux cas complexes difficiles à traiter localement. « Nous avons fait des progrès colossaux, notamment en chirurgie cardiaque pour adultes. Pour les enfants, certains cas nécessitent encore un transfert à l’étranger », a-t-il expliqué.

Cette stratégie, qui privilégie « le transfert d’expertise et de technologie plutôt que celui des patients » selon lui, semble porter ses fruits. Elle permet non seulement de « réduire les coûts élevés des transferts », mais aussi de « renforcer les compétences locales, offrant ainsi une meilleure qualité de soins aux patients algériens » ajoute-t-il.

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