Gaz : très bonne nouvelle annoncée pour l'Algérie

L’Algérie, acteur clé du marché du gaz naturel, pourrait bénéficier d’une dynamique mondiale en pleine expansion. Selon un rapport publié hier par Shell, premier négociant mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), la demande mondiale de cette ressource devrait augmenter de 60 % d’ici 2040. Cette perspective favorable offre de nouvelles opportunités pour les producteurs, dont l’Algérie, qui dispose d’importantes réserves et infrastructures pour répondre à cette demande croissante.

Selon le rapport de Shell relayé par le quotidien francophone El Watan, cette hausse significative sera principalement alimentée par la croissance économique en Asie et l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Cette dernière joue un rôle clé dans l’optimisation des processus industriels, favorisant une réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en stimulant la consommation de gaz naturel dans les secteurs de l’industrie lourde et du transport.

Une demande en gaz portée par l’Asie et l’IA

Contrairement à certaines idées reçues, la transition énergétique ne signifie pas l’abandon du gaz naturel. Au contraire, il est de plus en plus considéré comme une alternative intermédiaire pour réduire l’empreinte carbone des industries et des systèmes énergétiques. Shell prévoit ainsi une demande de GNL comprise entre 360 et 718 millions de tonnes métriques par an d’ici 2040, des chiffres en hausse par rapport aux estimations précédentes.

Économie Hydrocarbures : l’Algérie mobilise 71,6 milliards de dollars pour augmenter sa production

La Chine et l’Inde, déjà parmi les plus gros consommateurs de gaz, devraient encore renforcer leurs importations. La Chine, premier importateur mondial de GNL, voit sa consommation augmenter en raison des plans de relance économique et de la nécessité de stabiliser sa production d’électricité. De son côté, l’Inde devrait accroître sa consommation de gaz naturel de 60 % entre 2023 et 2030, ce qui doublera ses besoins en importation de GNL.

Une opportunité pour l’Algérie

L’Europe, quant à elle, restera un marché clé pour le GNL au cours des prochaines décennies. La région dépendra toujours du gaz naturel pour équilibrer la production d’électricité issue des énergies renouvelables, souvent intermittente. À plus long terme, les infrastructures existantes pourront être adaptées pour accueillir du bioGNL, du GNL synthétique ou encore de l’hydrogène vert.

Cette tendance mondiale constitue une aubaine pour l’Algérie, dont l’économie repose largement sur les exportations d’hydrocarbures. Face à cette demande croissante, le pays pourrait renforcer sa position de fournisseur stratégique, notamment vers l’Europe et l’Asie. Avec des infrastructures modernisées et une politique énergétique tournée vers l’optimisation de sa production, l’Algérie a toutes les cartes en main pour tirer profit de cette dynamique favorable.


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