Les voyageurs reliant la France et l’Algérie doivent désormais composer avec des billets d’avion plus chers. En cause : l’entrée en vigueur de la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) depuis le 1ᵉʳ mars 2025. Cette augmentation, votée dans le budget de l’État, concerne toutes les destinations et s’applique aussi bien aux vols domestiques qu’internationaux.
Cette décision, justifiée par la nécessité de redresser les finances publiques et d’encourager des alternatives plus écologiques, a suscité de vives réactions, notamment chez les voyageurs habitués des liaisons entre la France et l’Algérie.
Des hausses variables selon la destination
Le montant de la taxe dépend de la distance parcourue et de la classe de voyage. Pour un aller simple en classe économique, la hausse se décline ainsi :
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- 7,40 € pour les vols en France et vers l’Europe (14,80 € l’aller-retour)
- 15 € pour les destinations intermédiaires, comme l’Algérie
- 40 € pour les trajets de plus de 5500 km
Les passagers voyageant en classe affaires ou en première classe sont encore plus impactés, avec une surtaxe pouvant atteindre 100 € sur certains trajets long-courriers.
Un impact direct sur les passagers algériens
Avec des centaines de milliers de passagers reliant chaque année la France et l’Algérie, cette augmentation alourdit un budget déjà conséquent. La ligne Paris-Alger, qui figure parmi les routes aériennes les plus fréquentées, voit ainsi ses prix encore plus élevés.
Les compagnies aériennes n’ont pas d’autre choix que de répercuter cette taxe sur les billets d’avion, faute de pouvoir absorber ce surcoût. Certaines avaient anticipé cette hausse dès octobre 2024, avant de suspendre temporairement leur décision face à l’incertitude politique.
Des critiques et des compensations limitées
La mesure a été vivement contestée, notamment par les élus ultramarins et les représentants des compagnies aériennes, qui dénoncent une politique pénalisant les voyageurs réguliers. En réponse, le gouvernement a annoncé une compensation budgétaire via l’Agence de l’Outre-mer pour la Mobilité (LADOM), mais celle-ci ne concerne qu’un public restreint, comme les étudiants et demandeurs d’emploi.
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Par ailleurs, des discussions sont en cours avec la Commission européenne pour envisager une éventuelle réduction ou exonération de la taxe pour certaines liaisons spécifiques. Cependant, les précédentes demandes similaires n’ont jamais abouti, laissant planer le doute sur une issue favorable.
Un coût supplémentaire qui pèse sur le pouvoir d’achat
Pour les passagers effectuant régulièrement des allers-retours entre la France et l’Algérie, cette hausse s’ajoute à une tendance générale d’augmentation des prix des billets d’avion due aux fluctuations du prix du carburant, aux taxes aéroportuaires et à la forte demande.
Si les tarifs restent soumis à la concurrence entre compagnies, les voyageurs devront désormais s’attendre à des prix plus élevés sur leurs trajets. Seule une éventuelle révision de la taxe pourrait alléger cette charge, mais rien ne garantit qu’une telle mesure soit adoptée à court terme.