Coopération économique : l'Algérie et l'Italie veulent encore plus

L’Algérie et l’Italie renforcent leur partenariat économique avec une ambition affichée : développer davantage leurs relations commerciales et industrielles. À l’occasion d’une table ronde organisée lundi 3 mars et présidée par Mohamed Arkab, ministre algérien de l’Énergie et des Mines, et Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères, les deux pays ont exprimé leur volonté d’intensifier leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

L’Italie considère l’Algérie comme un partenaire clé pour sa sécurité énergétique. Depuis la crise gazière en Europe, Alger est devenu un fournisseur de premier plan pour Rome, notamment en gaz naturel. Cette relation s’est consolidée avec la signature de plusieurs accords visant à accroitre les exportations d’hydrocarbures et à développer des projets dans les énergies renouvelables, y compris l’hydrogène vert.

Un partenariat énergétique au cœur des discussions

L’Algérie, de son côté, mise sur l’expertise italienne pour moderniser son secteur énergétique. Le pays souhaite également profiter de ce partenariat pour diversifier son économie et ne plus dépendre uniquement des hydrocarbures.

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Au-delà de l’énergie, les discussions entre les deux gouvernements ont porté sur d’autres domaines de coopération, notamment l’industrie, l’agriculture et les infrastructures. "L’Algérie est engagée à renforcer la coopération avec l’Italie dans divers domaines, sur la base d’une vision stratégique visant à diversifier l’économie et à renforcer l’investissement dans les secteurs vitaux", a affirmé Mohamed Arkab, comme indiqué dans le communiqué de son ministère publié sur Facebook.

Une coopération élargie à d’autres secteurs

L’Italie, qui dispose d’un tissu industriel dynamique, veut renforcer ses investissements en Algérie en soutenant la production locale et en favorisant le transfert de technologie. Le secteur automobile est l’un des axes prioritaires de cette collaboration, avec des perspectives de production conjointe pour répondre à la demande du marché nord-africain.

En matière d’agriculture, les entreprises italiennes entendent apporter leur expertise pour améliorer la production agricole en Algérie, notamment dans les domaines de l’irrigation et des technologies vertes. La sécurité alimentaire est un enjeu majeur pour Alger, qui cherche à augmenter sa production locale et réduire sa dépendance aux importations.

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Une volonté commune d’accélérer les investissements

Lors de la table ronde, les responsables algériens et italiens ont insisté sur l’importance d’un cadre réglementaire stable et attractif pour stimuler les investissements. L’Algérie s’est engagée à poursuivre ses réformes pour améliorer le climat des affaires, tandis que l’Italie a exprimé sa volonté d’accroître la présence de ses entreprises sur le sol de leur voisin du sud.

Cette dynamique de coopération s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les liens économiques entre les deux pays. Avec des relations commerciales déjà solides, les deux pays méditerranéens veulent aller encore plus loin pour bâtir un partenariat durable et mutuellement bénéfique.


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