L’Union européenne prévoit de mettre en place un nouveau système d’entrée et de sortie (EES) destiné à moderniser le contrôle des frontières extérieures de l’espace Schengen. Ce dispositif remplacera le tamponnage manuel des passeports par un enregistrement électronique des entrées et sorties des voyageurs non européens.
Après plusieurs reports dus à des problèmes techniques et logistiques, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont trouvé lors d’une réunion mercredi 5 mars à Bruxelles, un accord pour un déploiement progressif du système d’entrée et de sortie (EES), rapporte le site Schengen News. La présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne a annoncé que l’entrée en vigueur du système est prévue à l’automne 2025, bien qu’aucune date précise n’ait encore été fixée.
Un enregistrement biométrique obligatoire pour les voyageurs non européens
Le système EES concernera tous les ressortissants de pays tiers dont l’Algérie, qu’ils soient soumis à un visa ou bénéficient d’une exemption. Chaque voyageur devra fournir des données biométriques, notamment une empreinte digitale et une photographie faciale, lors de son premier passage à la frontière. Ces informations seront stockées dans une base de données sécurisée et resteront valides pendant trois ans.
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L’objectif principal de ce système est de lutter contre l’immigration irrégulière, en identifiant les personnes qui dépassent la durée légale de séjour dans l’espace Schengen. Il permettra également de repérer les voyageurs utilisant de fausses identités et de suivre avec précision les entrées et sorties du territoire européen.
En plus des données biométriques, le système EES enregistrera le nom du voyageur, le type de document de voyage utilisé, ainsi que les dates et lieux d’entrée et de sortie. Il sera appliqué aux points de passage terrestres, maritimes et aériens des États membres de l’espace Schengen.
Une mise en place progressive et deux options pour les pays Schengen
Les pays membres auront le choix entre un déploiement immédiat du système EES ou une mise en œuvre progressive sur six mois. Ceux qui optent pour un déploiement progressif devront suivre un calendrier précis. Dans la première phase, qui durera 60 jours, 10% des passages aux frontières devront être enregistrés, mais sans obligation d’utiliser les données biométriques.
Après trois mois, les États membres devront activer la reconnaissance biométrique sur au moins la moitié de leurs postes frontaliers. À la fin de la période de six mois, le système devra être pleinement opérationnel dans tous les points de passage. Pendant cette transition, les passeports continueront à être manuellement tamponnés dans certains points de contrôle, afin d’éviter des files d’attente trop longues aux frontières terrestres et aéroportuaires.
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