L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le secteur pharmaceutique en lançant plusieurs projets de production locale de matières premières pour les médicaments. Cette initiative vise à réduire la dépendance aux importations, à renforcer la sécurité sanitaire du pays et à soutenir l’industrie pharmaceutique nationale.
Relayé par l'agence officielle APS, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a souligné l’importance de cette démarche lors d’une visite à Batna, où une usine de production de matière première pour le paracétamol est en construction. Ce projet, piloté par le groupe Saïdal, marque la première production nationale de cette substance essentielle.
Une usine de paracétamol en construction à Batna
L’usine de Batna, implantée dans la zone industrielle, sera dotée de technologies de pointe et aura une capacité de production de 2000 tonnes par an. Les travaux, débutés en novembre 2024, devraient s’achever d’ici 18 mois. La première cargaison d’équipements destinés à cette usine est déjà arrivée au port de Djen Djen à Jijel.
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Ce projet s’inscrit dans une politique plus large visant à développer l’industrie pharmaceutique algérienne. Outre le paracétamol, des unités de production d’insuline et de médicaments cardiologiques sont également prévues sur le même site.
Un projet de production de traitements anticancéreux à Sétif
Le groupe Saïdal ne se limite pas au paracétamol. Il prévoit aussi la construction d’une usine dédiée à la production de matières premières pour les traitements anticancéreux dans la wilaya de Sétif.
Selon le ministre, ce projet sera opérationnel d’ici 12 à 18 mois et permettra aux producteurs locaux de s’approvisionner en principes actifs fabriqués en Algérie. Cette production répondra aux normes internationales, ouvrant ainsi des perspectives d’exportation vers l’Europe et les États-Unis.
Un tournant pour l’industrie pharmaceutique algérienne
L’Algérie mise sur ces projets pour renforcer sa souveraineté sanitaire et maîtriser sa balance commerciale en réduisant les importations de matières premières pharmaceutiques. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large du gouvernement visant à industrialiser le secteur et à promouvoir l’innovation locale.
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Le développement de la production nationale de médicaments et de leurs composants essentiels représente un enjeu stratégique pour le pays, aussi bien en termes de santé publique que de développement économique.
