C’est une réforme qui ne passe pas inaperçue. À partir du 1er avril 2025, une nouvelle mesure relative à l’assurance chômage va entrer en vigueur, touchant de plein fouet l’ensemble des demandeurs d’emploi en France. Désormais, tous les allocataires verront leurs indemnités mensuelles baisser, sans distinction d’âge ni de situation. En cause : un nouveau mode de calcul des allocations, qui s’appuie désormais sur une base uniforme de 30 jours par mois. Résultat, les mois comptant 31 jours entraîneront automatiquement une journée d’indemnisation en moins.
Cette modification s’inscrit dans une volonté du gouvernement de redresser les finances de l’assurance chômage, dont la dette reste préoccupante. Mais pour de nombreux bénéficiaires, cette réforme représente avant tout un coup dur, notamment dans un contexte économique encore fragile. Et pour nos confrères d'Econostrum, tous les demandeurs d'emploi vont voir leurs allocations baisser.
Chômage : les seniors particulièrement pénalisés
Parmi les mesures les plus sensibles, celles concernant les demandeurs d'emploi de plus de 53 ans suscitent une vive inquiétude. Le texte allonge la période de référence permettant d’ouvrir des droits à l’indemnisation : pour les plus de 55 ans, celle-ci passe de 24 à 36 mois. Par ailleurs, la durée maximale d’indemnisation est revue à la baisse pour certains âges. Les personnes âgées de 55 à 56 ans, par exemple, ne pourront désormais percevoir leurs allocations que durant 22 mois et demi, contre 27 mois auparavant pour les 57 ans.
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Ces ajustements risquent d’amplifier les difficultés rencontrées par les chômeurs les plus âgés, qui peinent déjà à se réinsérer sur le marché du travail. Si le gouvernement met en avant la nécessité d’assurer la viabilité du système d’assurance chômage, les critiques ne manquent pas. Plusieurs syndicats et associations de demandeurs d’emploi dénoncent une réforme injuste, qui alourdit la pression sur les plus vulnérables sans garantir un retour à l’emploi plus rapide ou durable.
La baisse généralisée des allocations, combinée à un durcissement des critères d’indemnisation, pourrait accentuer la précarité de certains profils déjà fragilisés par l’âge ou des parcours professionnels discontinus. En somme, cette réforme, bien qu’elle réponde à des objectifs budgétaires clairs, soulève des questions d’équité sociale et de justice pour les chômeurs les plus exposés.
