Stockage de céréales : l'Algérie se prépare à un record en 2025

L'Algérie se positionne pour atteindre un jalon important dans la gestion de ses récoltes agricoles avec un projet ambitieux pour 2025. Le pays s'apprête à accueillir 260 centres de stockage de céréales, un pas décisif pour assurer une sécurité alimentaire accrue et renforcer son autonomie.

Cette initiative vise à optimiser la gestion des céréales et à réduire les pertes liées à une insuffisance de capacités de stockage, un problème récurrent pour l’agriculture algérienne. À l'horizon 2025, l'Algérie va multiplier sa capacité de stockage, atteignant une capacité totale de 17 millions de quintaux de céréales, c'est ce qu'a annonce le ministre de l'agriculture, Youcef Chorfa.

Ces nouvelles infrastructures permettront de stocker les récoltes de manière plus sûre et plus efficace, réduisant ainsi les risques de perte pendant la période de stockage. La première vague de réception de ces centres a commencé en avril 2025, avec l’ouverture de 65 centres, suivie par 99 autres en mai. Les 260 centres devraient être entièrement opérationnels d'ici le mois de juin, consolidant un réseau essentiel pour l'approvisionnement en céréales du pays.

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Un renforcement stratégique de la logistique

Outre l'expansion des centres de stockage, l'Algérie a également renforcé sa flotte de transport. Le Bureau algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a ainsi ajouté 120 nouveaux camions de grande capacité à son parc, portant le total à plus de 1 500 camions. Cette initiative vise à améliorer la logistique et à garantir une gestion fluide des récoltes, en particulier dans les régions du sud du pays, où l’extension des terres cultivées se fait sentir.

La campagne de moisson-battage 2025, dont le lancement est prévu pour mai, bénéficiera directement de ces nouveaux moyens de transport, ce qui permettra de mieux acheminer les récoltes vers les centres de stockage. Le gouvernement met en place un plan d’action concret pour éviter les encombrements des années précédentes, où les agriculteurs faisaient face à de longues attentes lors de la réception des produits.

Une expansion des surfaces cultivées

En parallèle des investissements dans les infrastructures de stockage, l’Algérie connaît une augmentation significative de ses surfaces agricoles. Cette année, la superficie cultivée atteint 149 000 hectares, marquant une hausse de 40 000 hectares par rapport à la saison précédente. Cette extension des terres cultivées, particulièrement dans les wilayas du sud, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de développer l'agriculture et de réduire la dépendance aux importations alimentaires.

Les conditions climatiques favorables, avec des précipitations importantes au cours de la saison des labours et des semailles, devraient également favoriser une récolte abondante. Cependant, le pays devra faire face aux défis liés à la gestion de ces nouvelles superficies et à l'optimisation des récoltes.

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Sécuriser les récoltes

Le projet de stockage de céréales pour 2025 représente une étape clé dans le développement de l'agriculture algérienne. La capacité de stockage accrue et les améliorations logistiques permettront de sécuriser les récoltes et de soutenir une gestion plus fluide de la campagne agricole. Le gouvernement continue de soutenir les agriculteurs, notamment par le biais de subventions pour les semences et les engrais, afin de garantir la rentabilité et la durabilité de cette nouvelle infrastructure.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte global où la gestion des ressources alimentaires est plus que jamais cruciale. En se dotant d’installations modernes et d’une meilleure organisation, l’Algérie entend devenir plus résiliente face aux crises agricoles et garantir l’approvisionnement de sa population en céréales. Mais le succès de cette ambition dépendra également de la capacité à maintenir ces infrastructures en état de fonctionnement optimal et à intégrer l’innovation technologique dans la gestion des récoltes.

 


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