Blé : L'Algérie a économisé 1,2 milliard de dollars

L'Algérie a réussi à économiser 1,2 milliard de dollars cette année, grâce à une gestion plus efficace de ses ressources agricoles. C’est ce qu’a annoncé le président Abdelmadjid Tebboune lors de sa rencontre annuelle avec les acteurs économiques, le 13 avril 2025. Il a précisé que cette économie était liée en grande partie à l’augmentation de la production locale, notamment de blé dur.

Abdelmadjid Tebboune a annoncé que l’Algérie a atteint un taux de 81% d'autosuffisance en blé dur, une avancée significative dans la réduction de la dépendance alimentaire du pays. Avant cette initiative, l'Algérie importait une grande partie de son blé pour répondre à la demande interne. Le président a souligné que cette production locale permet de réduire considérablement les importations et d’économiser des devises étrangères.

L'Algérie a enregistré une hausse notable de la production de blé dur ces dernières années, ce qui a contribué à réduire la dépendance vis-à-vis des importations. Cette augmentation est le résultat de plusieurs initiatives mises en place pour soutenir les agriculteurs locaux, améliorer les rendements et diversifier les cultures. En parallèle, la facture d'importation des produits agricoles a diminué, car le pays parvient à produire davantage de produits alimentaires essentiels, notamment des céréales et des légumes. Le gouvernement met un accent particulier sur l’autonomie agricole, et ces efforts portent leurs fruits avec une réduction des dépenses liées aux achats de produits agricoles étrangers.

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Réduction de la facture d'importation

Le président algérien a précisé qu'avant le Hirak, l'Algérie dépensait environ 60 milliards de dollars par an pour ses importations. Aujourd’hui, ce chiffre est descendu à 40 milliards de dollars. Cette réduction est due à un travail structuré de réduction des importations, tout en encourageant la production nationale.

Tebboune a insisté par ailleurs, sur la nécessité de continuer à réduire les importations. Il a exprimé son mécontentement en soulignant qu'il est “inadmissible” de devoir importer des produits comme la pommes de terre quand ces derniers sont produits localement. Il a ajouté que l’État prendrait des mesures contre ceux qui continuent à importer des biens déjà disponibles en Algérie. « Nous demanderons des comptes à quiconque importe des marchandises de l'étranger alors que leurs équivalents sont produits en Algérie et stockés dans des entrepôts," a-t-il promis.

Ces efforts ont des conséquences positives sur le secteur agricole et l’économie globale. L’augmentation de la production locale, en particulier du blé, permet de moins dépendre des fluctuations des prix internationaux. L’Algérie continue de renforcer ses capacités de production agricole pour atteindre, à terme, une indépendance alimentaire totale.


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