L'Algérien Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger et récemment nommé cardinal, est un nom qui fait désormais partie des discussions autour du conclave de 2025. Bien qu'il ne soit pas un papabile traditionnel, son profil singulier attire l'attention des observateurs. Nommé cardinal par le pape François en décembre 2024 et naturalisé Algérien par le président Tebboune en 2023, il est l’un des cardinaux électeurs appelés à choisir le prochain successeur de François. Cependant, le cardinal algérien a partagé son point de vue personnel sur une éventuelle accession au trône de Saint-Pierre.
Dans une interview diffusée sur BFM TV, Mgr Vesco a répondu à la question de savoir s’il envisageait la possibilité de devenir pape. Sa réponse a été claire et directe : "Très franchement pour ce qui me concerne, non ! Parce que je crois qu'il faut un certain nombre de qualités que je ne crois pas avoir. Voilà. Tout simplement. Pour moi, c'est assez clair". Il a ajouté : "Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de cardinaux qui ont ces qualités là". Ainsi, le cardinal semble écarter cette option, malgré l'importance symbolique de sa nomination.
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Pourtant, cette déclaration ne reflète pas une quelconque réticence envers ses responsabilités. Bien au contraire, elle témoigne de sa modestie et de sa vision réaliste du rôle papal. Il continue, en soulignant l’importance de la collégialité et du consensus entre les cardinaux : "Les figures émergeront très rapidement, dans les prochains jours. Et puis, c'est finalement bien d'arriver vierge de toute idée préconçue, de ne pas savoir comment cela va se passer." Une philosophie qui rejoint l’approche qu’il a toujours défendue : une Église tournée vers le dialogue, l’écoute et la coopération.
Succession du pape: "Je crois qu'il faut un certain nombre de qualités que je ne crois pas avoir", estime le cardinal d'Alger pic.twitter.com/dQdqqHJUoA
— BFMTV (@BFMTV) April 22, 2025
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En évoquant cette "fraîcheur" d’esprit, Mgr Vesco souligne l'importance d'une élection papale qui se déroule sans pression, sans projections préalables sur le choix des cardinaux. Cela traduit également la volonté du cardinal algérien de contribuer au processus sans être influencé par des attentes extérieures. "Je crois que ça ne se passe jamais de la même façon d'un conclave à l'autre. Et moi, je n'ai pas beaucoup réfléchi parce que j'ai envie d'arriver avec cette forme de fraîcheur".
L’archevêque d’Alger, devenu cardinal grâce à son engagement pour le dialogue interreligieux et son rôle dans une Église qui se veut universelle mais aussi grâce à sa nationalité algérienne, pourrait bien avoir une influence sur l’issue du conclave. Mais pour lui, l'essentiel réside dans la collégialité et la réflexion partagée, et non dans des ambitions personnelles. Le conclave devrait débuter dans les prochains mois, avec des cardinaux comme Mgr Vesco appelés à choisir celui qui guidera l’Église catholique dans les années à venir.
