Le ministre des Finances Abdelkrim Bouzghad a donné, ce jeudi 24 avril, des explications concernant la fiscalité appliquée aux retraités algériens. Il a apporte des précisions sur les catégories concernées par l’exonération ou la réduction de l’impôt sur le revenu global (IRG).
D’après le ministre, les retraités percevant une pension inférieure à 30 000 dinars algériens par mois sont désormais exemptés totalement de l’impôt sur le revenu. Cette mesure concerne également d’autres catégories sociales qui se situent en dessous de ce seuil de revenu.
Pour ceux dont le montant de la pension est compris entre 30 000 et 42 000 dinars, une réduction du taux d’imposition est appliquée. Cette réduction n’est pas uniforme, mais ajustée en fonction du niveau de revenu, afin de garantir un traitement différencié selon les capacités contributives.
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Justification et limites de la mesure
Lors de son intervention, Abdelkrim Bouzghad a écarté la possibilité d’une exonération générale de tous les retraités, estimant qu’une telle décision serait contraire au principe de justice fiscale et d’égalité entre les citoyens. Il a souligné que cette démarche ciblée permet de répondre aux besoins des plus modestes sans mettre en péril les ressources de l’État.
Le ministre a rappelé que cette politique s’inscrit dans une dynamique d’adaptation aux réalités économiques et sociales du pays, avec une volonté de préserver la stabilité financière tout en répondant aux attentes de certaines franges de la population.
Soutenir le pouvoir d’achat des ménages
Cette mesure fiscale vient s’ajouter à d’autres dispositifs mis en place pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Le gouvernement poursuit un ensemble d’actions visant à stabiliser les prix et à limiter les effets de l’inflation sur les revenus fixes, notamment ceux des retraités.
Cette nouvelle orientation confirme selon le ministre, que les retraités à faibles revenus demeurent une priorité dans la stratégie socio-économique de l’État algérien. Le ministère des Finances entend poursuivre une approche ciblée, fondée sur la justice fiscale et la maîtrise des dépenses publiques, tout en veillant à maintenir un soutien adapté aux réalités de chaque catégorie de citoyens.
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