L'Algérie renforce ses exportations de gaz par pipelines vers l'Europe

L'Algérie continue de consolider sa place en tant que fournisseur majeur de gaz naturel pour l'Europe. En 2025, les exportations de gaz algérien par pipelines vers l'Europe ont enregistré une hausse significative. Cette tendance s'inscrit dans un contexte où l'Union européenne cherche à diversifier ses sources d'approvisionnement en gaz, notamment après la réduction des livraisons de gaz russe.

Selon un rapport du Forum des pays exportateurs de gaz cité jeudi 24 avril par le site spécialisé Attaqa, les livraisons de gaz algérien par pipelines vers l’Europe ont augmenté de 13 % entre janvier et mars 2025. Cette progression permet à l’Algérie de consolider sa place de deuxième fournisseur de gaz par pipelines vers l’Union européenne (UE), derrière la Norvège.

Les principaux bénéficiaires de cette hausse sont l’Italie et l’Espagne, qui ont reçu des volumes supplémentaires via leurs infrastructures d’interconnexion. Les flux vers l’Italie ont crû de 13 %, tandis que ceux à destination de l’Espagne ont progressé de 12 %. Ces performances s’expliquent par une optimisation des capacités des gazoducs existants, dont Medgaz et Transmed, qui relient directement l’Algérie au marché européen.

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Cette augmentation des exportations algériennes contraste avec la tendance générale observée dans l’UE, où les importations de gaz par pipelines ont reculé de 10 % sur un an, passant de 40 à 36 milliards de mètres cubes sur la même période. La baisse est encore plus marquée en mars 2025, avec une contraction de 11 % par rapport à mars 2024.

Le recul du gaz russe, un facteur favorable à l’Algérie

Cependant, les livraisons mensuelles ont rebondi de 11 % entre février et mars 2025, en raison de facteurs saisonniers et d’un nombre de jours plus court en février. La Norvège, premier fournisseur de l’UE, a même atteint en mars son niveau d’exportations le plus élevé depuis douze mois.

La diminution des approvisionnements russes a joué en faveur des autres exportateurs, dont l’Algérie. Après l’arrêt fin 2024 du transit gazier par l’Ukraine, la Russie ne livre plus du gaz à l’UE que via le gazoduc TurkStream, dont les volumes ont malgré tout augmenté de 16 % sur un an.

Cette situation a incité les pays européens, notamment l’Italie, à diversifier leurs sources. Rome a ainsi accru ses importations en provenance d’Afrique du Nord de 8 %, atteignant 5,4 milliards de mètres cubes. L’Allemagne, en revanche, a légèrement réduit ses achats de gaz norvégien (-3 %).

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