Un passeur algérien a récemment été arrêté dans le Pays Basque, dans le sud-ouest de la France, après avoir facilité l'entrée illégale de plusieurs migrants, eux aussi algériens, en France. Utilisant les réseaux sociaux pour organiser ces passages clandestins, ce passeur a été jugé et condamné à une peine de prison ferme.
Selon le média France Bleu, l'homme, âgé de 33 ans et originaire d'Algérie, utilisait un groupe Facebook appelé "Les Algériens de Lisbonne" pour recruter des migrants cherchant à entrer illégalement en France. À travers ce groupe, il publiait des annonces proposant des trajets entre Lisbonne, au Portugal, et la France. Les migrants intéressés payaient environ 300 euros pour être transportés en voiture, depuis Lisbonne, au Portugal, jusqu’à Lyon, en France.
Selon l'enquête, ces trajets étaient organisés avec une grande précision, souvent dans des bars où les arrangements étaient finalisés. Le prévenu se chargeait ensuite de conduire ses clients jusqu’à la frontière, où il risquait sa propre liberté pour faire passer ces migrants illégalement.
Une organisation criminelle assurée par un Algérien
Lors de son arrestation le 19 avril 2025 à Biriatou, les autorités ont découvert que les papiers des migrants étaient dissimulés dans le capot de la voiture qu’il conduisait. Ces migrants, tous de nationalité algérienne, étaient à la recherche d’une vie meilleure en France. L’un d’eux était même recherché dans une affaire judiciaire à Marseille.
Le prévenu a tenté de justifier ses actes en expliquant que, blessé lors d’une agression, il cherchait à se rendre à Lyon pour des soins médicaux. Il a déclaré que cet argent, gagné grâce aux trajets clandestins, lui permettait de financer ses soins. Cependant, cette excuse n'a pas suffi à convaincre les juges de sa bonne foi.
Le tribunal de Bayonne, après avoir pris en compte les circonstances de l'affaire et les éléments de l'enquête, a décidé de condamner mardi 22 avril le passeur algérien à six mois de prison ferme. En plus de la peine de prison, il a été interdit de séjourner sur le territoire français pour les cinq prochaines années. Le tribunal a également souligné la gravité de l’infraction, tant sur le plan juridique que moral, concernant l’exploitation des vulnérabilités des migrants.
