La célébration de l’Aïd el Adha 2025, l’une des fêtes les plus importantes de l’islam, ne se tiendra pas à la même date dans tous les pays. Des divergences dans l’observation du croissant lunaire et l’interprétation des données astronomiques ont conduit à des décisions différentes d’une région à l’autre du monde musulman.
En France, le Conseil Théologique Musulman de France (CTMF) a officialisé la date du vendredi 6 juin 2025 pour célébrer l’Aïd el Adha. Cette décision repose sur une méthode de calcul fondée sur des données astronomiques précises, appliquées pour déterminer le début du mois de Dhou el Hidja, le dernier mois du calendrier hégirien.
En revanche, d'autres pays ont opté pour une date différente. Selon des annonces officielles relayées par plusieurs médias arabophones, des pays comme la Malaisie, Brunei et d'autres nations d’Asie du Sud-Est ont retenu le samedi 7 juin 2025 comme jour de célébration. Cette décision repose sur l’observation traditionnelle du croissant lunaire, qui dans ces pays, n’a pas été visible à la date attendue, entraînant un décalage d’un jour dans le début du mois lunaire.
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Cela, à l'exception de l'Indonésie qui a aperçu le croissant lunaire, ce mardi 27 mai, annonçant donc la journée du 6 juin comme premier jour de la fête de l'Aïd el Adha dans ce pays considéré comme le plus grand pays musulman de la planète, avec ses plus de 280 millions d'habitants.
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Le croissant lunaire de Dhull Hijja 1446 a été aperçue en #Indonésie.
L'#Aïd Al-Adha sera donc le vendredi 6 juin 2025 dans le pays. pic.twitter.com/CFm7ENCkmf
— Saudi News FR 🆇 (@SaudiNewsFR) May 27, 2025
Aïd el Adha : une divergence récurrente
Cette variation de date n’est pas inédite. L’islam étant une religion fondée sur un calendrier lunaire, l’apparition du croissant de lune marque le début des mois. Les méthodes varient selon les pays : certains se basent sur des calculs astronomiques, d'autres sur l'observation oculaire du croissant, ce qui engendre souvent des écarts entre les États ou même entre communautés au sein d’un même pays.
L’Algérie, l’Arabie saoudite, les pays du Golfe, ainsi qu’une grande partie de l'Afrique du Nord suivent généralement l’annonce de La Mecque, où a lieu le pèlerinage du Hadj. Sauf surprise de dernière minute, ces pays devraient également observer l’Aïd le vendredi 6 juin, en phase avec le calendrier saoudien.
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Une unité difficile à atteindre
La question de l’unification des dates de l’Aïd revient chaque année dans le débat religieux et social. Si certains plaident pour une harmonisation mondiale fondée sur les calculs astronomiques, d’autres estiment que seule l’observation locale du croissant est légitime. Ces divergences illustrent la complexité d’une standardisation religieuse à l’échelle internationale.
Quoi qu’il en soit, l’Aïd el Adha demeure un moment de piété, de sacrifice et de solidarité, quelles que soient les différences de calendrier. La variété des dates reflète aussi la diversité des approches religieuses dans le monde musulman contemporain.
