L’Afrique renforce progressivement sa position dans le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL), avec plusieurs pays accélérant leurs investissements dans des projets d’exportation. Parmi les acteurs majeurs, l’Algérie se distingue comme l’un des principaux producteurs du continent. Un récent rapport dévoile les chiffres clés et le classement des pays africains en matière de capacité de liquéfaction.
Selon les données du rapport annuel de l’International Group of LNG Importers (GIIGNL), citées par le média spécialisé Attaqa, l’Algérie occupe la première place de production de GNL en Afrique avec une capacité de liquéfaction de 25,3 millions de tonnes par an. Cette performance s’appuie sur quatre installations majeures gérées par Sonatrach, situées à Skikda et Arzew.
Le complexe d’Arzew comprend trois unités : GL1Z (7,9 millions de tonnes/an), GL2Z (8,2 millions de tonnes/an) et GL3Z (4,7 millions de tonnes/an). À Skikda, une quatrième unité ajoute 4,5 millions de tonnes supplémentaires de GNL à la capacité nationale. Malgré cette position dominante, les exportations algériennes de GNL ont légèrement reculé en 2024, passant de 9,93 millions de tonnes au premier trimestre 2023 à 8,88 millions sur la même période en 2025, en raison de contraintes opérationnelles.
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GNL en Afrique : le Nigéria et l’Égypte complètent le podium
Le Nigéria se classe deuxième avec 22,2 millions de tonnes de capacité annuelle, réparties sur six unités du complexe Nigeria LNG (NLNG) situé sur l’île de Bonny. Les unités T1 à T3 produisent chacune 3,3 millions de tonnes, tandis que T4 et T5 totalisent 8,2 millions de tonnes, et T6 ajoute 4,1 millions de tonnes. Au premier trimestre 2025, le Nigéria a exporté 3,43 millions de tonnes, dépassant ainsi l’Algérie (2,24 millions de tonnes).
L’Égypte occupe la troisième place avec 12,2 millions de tonnes, produites principalement par les usines de Damiette (5 millions de tonnes) et Idku (7,2 millions de tonnes). Cependant, le pays a dû importer 4 millions de tonnes entre juin 2024 et avril 2025 en raison d’une baisse de sa production locale, une première depuis neuf ans.
Perspectives d’expansion d’ici 2050
L’Angola se positionne en quatrième place avec 5,2 millions de tonnes via son unique usine Angola LNG. La Guinée équatoriale suit avec 3,7 millions de tonnes, générées par la structure EG LNG.
Le Mozambique, bien que récent dans le secteur, a marqué son entrée avec le projet flottant Coral South (opéré par Eni), d’une capacité de 3,4 millions de tonnes depuis novembre 2022. Enfin, le Congo ferme la marche avec une modeste capacité de 0,6 million de tonnes.
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D’après les projections de l’unité de recherche énergétique, l’Afrique pourrait représenter 19 % des capacités mondiales de GNL d’ici 2050, avec une production estimée à 1,004 milliard de tonnes par an. Cette croissance sera portée par de nouveaux projets au Mozambique, Nigéria, Sénégal et Mauritanie, notamment grâce au champ Tortue Ahmeyim, entré en production début 2025 (2,3 millions de tonnes supplémentaires).
