Réserves pétrolières en Afrique : l'Algérie dans le top 3

Les réserves pétrolières en Afrique ont enregistré une légère baisse en 2024, sans pour autant affecter le classement des principaux pays producteurs du continent. Parmi eux, l'Algérie maintient sa position parmi les trois premières nations africaines en termes de réserves prouvées de brut.

Selon le rapport statistique annuel de l'OPEP relayé par le média spécialisé Attaqa, les réserves pétrolières prouvées de l'Afrique ont diminué de 220 millions de barils en 2024 pour s'établir à 119,363 milliards de barils, contre 119,583 milliards en 2023. Cette légère baisse contraste avec l'augmentation de 533 millions de barils enregistrée entre 2022 et 2023.

La Libye conserve sa position de leader africain avec des réserves stables depuis 2013 à 48,36 milliards de barils. Le Nigeria occupe la deuxième place malgré une baisse de 220 millions de barils de ses réserves, qui s'établissent désormais à 37,28 milliards de barils. L'Algérie complète ce podium avec des réserves stables à 12,2 milliards de barils, un niveau constant depuis 2006.

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Cette stabilité des réserves algériennes contraste avec les défis opérationnels que rencontre le secteur. Les experts soulignent la nécessité de nouvelles découvertes et d'investissements technologiques pour maintenir cette position à long terme. Par ailleurs, l'Algérie se classe troisième producteur africain avec une production journalière significative, bien que loin derrière le Nigeria (1,34 million de barils/jour) et la Libye (1,13 million de barils/jour).

Perspectives de production préoccupantes

Le classement se poursuit avec le Soudan et le Soudan du Sud (5 milliards de barils), l'Égypte (3,3 milliards), l'Angola (2,55 milliards), le Gabon (2 milliards), la République du Congo (1,81 milliard) et la Guinée équatoriale (1,1 milliard). Particularité notable : l'Angola a vu ses réserves considérablement révisées à la baisse en 2021, passant de 7,23 à 2,51 milliards de barils.

Malgré ces réserves importantes, la capacité de production africaine des pays membres de l'OPEP+ pourrait chuter à 4,2 millions de barils par jour d'ici 2030. Cette projection s'explique par les troubles sécuritaires et les difficultés à attirer les investissements, particulièrement au Nigeria et en Libye.

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