L’Algérie va augmenter sa production pétrolière dans le cadre d’une décision collective des membres de l’OPEP+. Cette hausse intervient après une réunion ministérielle consacrée à l’analyse du marché mondial et à la mise en œuvre des ajustements volontaires de production.
Selon un communiqué du ministère algérien de l’Énergie, le ministre Mohamed Arkab a participé, ce samedi 5 juillet 2025, à une réunion ministérielle en visioconférence regroupant huit pays membres de l’alliance OPEP+. Ces pays, engagés depuis avril 2023 dans des ajustements volontaires de leur production, ont examiné l’évolution récente du marché pétrolier, ses perspectives à court terme, ainsi que le suivi des réductions de production.
Les pays concernés par cette réunion étaient l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, le Sultanat d’Oman et l’Algérie.
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L'Algérie relève sa production pétrolière de 12'000 barils/jour
Sur la base des prévisions tablant sur une augmentation de la demande mondiale pendant la saison estivale, les participants ont convenu d’une hausse collective de la production de 548'000 barils par jour à partir du mois d’août 2025. Dans ce cadre, l’Algérie verra sa production augmenter de 12'000 barils par jour dès le mois prochain.
Le communiqué précise que les ministres ont également décidé de maintenir des concertations régulières à travers des réunions mensuelles pour suivre l’évolution du marché, veiller au respect des engagements et évaluer les mécanismes de compensation. La prochaine réunion est prévue le 3 août 2025.
Une stratégie axée sur les parts de marché
Cette décision surprend les marchés, car elle va au-delà des hausses mensuelles de 411'000 barils par jour observées depuis mai. L’OPEP+ justifie cette accélération par la stabilité des perspectives économiques mondiales et la bonne santé des fondamentaux du marché, notamment le faible niveau des stocks de pétrole.
Certains analystes y voient une stratégie visant à défendre les parts de marché plutôt qu’à soutenir les prix. Le Brent, qui oscillait autour de 80 dollars en début d’année, se négocie désormais entre 65 et 70 dollars. Cette baisse a poussé l’OPEP+ à revoir sa politique, marquant ainsi un tournant par rapport à sa précédente approche.
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Un contexte géopolitique influent
La récente escalade entre l’Iran et Israël en juin avait temporairement fait grimper les cours au-dessus de 80 dollars, en raison des craintes d’une fermeture du détroit d’Ormuz. Cependant, cette menace ne s’étant pas concrétisée, l’OPEP+ a choisi d’accélérer le retour de ses capacités de production.
Par ailleurs, cette décision vise aussi à rappeler à l’ordre certains membres, comme le Kazakhstan et l’Irak, accusés de dépasser leurs quotas. En mai, malgré une hausse prévue de 411'000 barils par jour, la production réelle de l’OPEP+ n’avait progressé que de 200'000 barils, selon Bloomberg.
