Le Kenya vient de franchir une étape majeure en matière d’ouverture des frontières aux voyageurs africains. Parmi les bénéficiaires de cette mesure figurent désormais les Algériens, qui pourront se rendre dans ce pays d’Afrique de l’Est sans formalités administratives contraignantes. Une décision qui s’inscrit dans une dynamique panafricaine de facilitation des échanges et des déplacements.
D’après les annonces officielles du gouvernement kényan rapportées ce lundi 14 juillet par le journal Echorouk, les ressortissants de tous les pays africains - à l'exception de la Libye et de la Somalie - sont exemptés de l'obligation de visa. Concrètement, les Algériens n'auront plus besoin de demander une autorisation de voyage électronique (ETA), de remplir des formulaires ou de payer des frais de visa avant leur départ.
Cette mesure, effective immédiatement, permet aux voyageurs éligibles de se présenter directement aux points d’entrée du Kenya sans démarche préalable. Une simplification qui vise à renforcer les échanges intra-africains et à dynamiser le tourisme dans le pays.
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Une durée de séjour adaptée selon l’origine
Les visiteurs africains, y compris les Algériens, peuvent désormais séjourner au Kenya jusqu’à deux mois sans justification particulière. Toutefois, les ressortissants des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) bénéficient d’un traitement préférentiel, avec une autorisation de séjour pouvant aller jusqu’à six mois, conformément aux accords régionaux sur la libre circulation.
Le gouvernement kényan justifie cette distinction par les protocoles existants au sein de la CAE, qui favorisent une intégration économique plus poussée entre ses membres. Pour les autres pays africains, le délai de deux mois reste largement suffisant pour des séjours touristiques, professionnels ou familiaux.
Une décision stratégique pour le Kenya
Cette suppression des visas s’inscrit dans une politique plus large de facilitation des voyages, annoncée dès janvier 2025. Le Kenya souhaite ainsi positionner Nairobi comme un hub touristique et économique incontournable en Afrique. Les autorités espèrent attirer davantage de visiteurs, stimuler les investissements et renforcer les liens avec le reste du continent.
L’exclusion de la Libye et de la Somalie s’explique, selon le gouvernement kényan, par des considérations sécuritaires. Ces deux pays restent soumis à des restrictions en raison des risques persistants liés au terrorisme et à l’instabilité politique.
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Pour les Algériens, cette mesure représente une opportunité de découvrir le Kenya sans les tracas administratifs habituels. Que ce soit pour les safaris dans le parc national du Masai Mara, les plages de Mombasa ou les affaires à Nairobi, les formalités sont désormais réduites au minimum.
