Le ministère de l'Agriculture et du Développement rural algérien a réaffirmé sa volonté de voir les travaux de réhabilitation du barrage vert se dérouler dans les délais impartis. Ce projet, structurant à l’échelle nationale, vise à restaurer un rempart écologique stratégique contre la désertification dans le pays.
Lancé dans les années 1970, le barrage vert s'étend sur plus de 1500 km du nord-est au sud-ouest de l'Algérie, jouant un rôle clé dans la lutte contre l’avancée du désert. Face à la dégradation progressive de cette ceinture végétale, le gouvernement a engagé depuis plusieurs années un vaste chantier de réhabilitation. L’objectif est non seulement de reboiser les zones dégradées, mais aussi de mettre en place un système intégré de gestion des ressources naturelles.
Des instructions fermes sur le calendrier
En déplacement dans la wilaya de Djelfa, région fortement concernée par le projet, le secrétaire général du ministère, Kamel Chikhi, a insisté sur le respect strict des délais contractuels, selon un article de nos confrères d'El Watan. Il a rappelé aux autorités locales et aux entreprises impliquées que ce chantier ne doit souffrir d’aucun retard, tant l’impact sur l’environnement et sur les populations locales est jugé déterminant. Les 26 communes concernées dans la wilaya doivent suivre de près la mise en œuvre des actions prévues.
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Selon les données diffusées, plusieurs tronçons pilotes ont déjà été aménagés, notamment dans les wilayas de Djelfa, M'sila et Laghouat. Le taux de réalisation varie d’une zone à l’autre, certaines ayant déjà franchi le cap des 50 % d'avancement, tandis que d’autres accusent un certain retard technique lié à des contraintes topographiques ou logistiques. Les opérations comprennent aussi bien le reboisement, la création de pares-feux, que la mise en place de bassins de rétention d’eau.
Vers une approche durable et multisectorielle en Algérie
Le ministère encourage une approche intégrée, combinant actions forestières, pastorales et agricoles. Il est également question d’impliquer les populations locales dans l’entretien des zones reboisées et dans la surveillance des terrains, afin d’assurer la pérennité du projet. Le barrage vert s’inscrit désormais dans une vision plus large de sécurité environnementale, à l’heure où l’Algérie fait face à une pression croissante sur ses écosystèmes.
Cette réhabilitation, bien au-delà d’un chantier forestier, constitue un enjeu stratégique pour l’équilibre écologique du pays et la résilience des territoires sahéliens face au changement climatique.
