Algérie : voici les produits interdits pour les importateurs par cabas

Avec la mise en place du statut de l’auto-entrepreneur, plus connu sous le nom de « commerçant par cabas », les travailleurs indépendants ont désormais la possibilité d’importer directement certains produits pour les revendre en Algérie.

Mais le ministère algérien de l’Économie de la connaissance, des start-up et des micro-entreprises a publié une liste de marchandises qui ne peuvent pas être importées dans ce cadre. Selon le site arabophone El Khabar, l’objectif est de protéger la santé publique, d’assurer la sécurité nationale et de mieux encadrer certaines filières sensibles.

Algérie : six grandes catégories concernées

La première catégorie regroupe les armes, les munitions, les systèmes de drones, les produits chimiques dangereux et les explosifs. Ces biens restent strictement réservés aux circuits sécurisés de l’État algérien.

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La deuxième concerne les équipements dits sensibles, déjà définis par le décret exécutif de 2009. Cela inclut le matériel cryptographique, certains équipements de télécommunication, ainsi que des dispositifs liés à l’aviation ou à la signalisation routière. Le troisième domaine vise les produits pharmaceutiques et le matériel médical. Leur importation reste réservée aux entreprises agréées, pour des raisons de sécurité et de traçabilité.

Produits alimentaires et biens sous licence

Une quatrième catégorie rassemble les marchandises nécessitant une autorisation spéciale, comme certains cosmétiques ou produits soumis à certification. Selon le ministère, ces procédures d’agrément ne sont pas adaptées au fonctionnement simplifié des auto-entrepreneurs. La cinquième catégorie touche aux produits susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ou aux bonnes mœurs. Cela inclut certains ouvrages, supports numériques ou films interdits par la législation, ainsi que tout produit jugé dangereux pour la santé ou la sécurité publique.

Enfin, la sixième catégorie couvre des produits divers : armes blanches, uniformes militaires, outils de minage de cryptomonnaies, viandes, produits laitiers, denrées d’origine animale ou végétale ne respectant pas la chaîne du froid, boissons alcoolisées, tabac et cigarettes électroniques. Les animaux (sauf domestiques), les plantes, les semences, les produits contrefaits, les pièces de rechange industrielles, les vêtements usagés et les déchets figurent également parmi les interdictions.

Ces restrictions visent à éviter les dérives liées au commerce parallèle, à limiter les risques pour la santé et la sécurité, et à concentrer l’activité des auto-entrepreneurs sur des biens de consommation courante. Le gouvernement cherche ainsi à rapprocher l’économie informelle des règles du commerce légal, tout en offrant aux petits acteurs un cadre plus transparent et sécurisé pour développer leur activité.

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