L'Algérie a démenti fermement les informations récentes qui affirmaient que le gouvernement malien avait déposé une plainte contre l'Algérie concernant l’incident impliquant un drone malien. Cette clarification a été apportée par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, lors d’une déclaration officielle.
Dans une intervention samedi 13 septembre 2025, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a précisé que les informations circulant à propos d'une plainte déposée par le Mali contre l'Algérie devant la Cour internationale de justice étaient erronées. Selon le ministre, l’Algérie n’a reçu aucune notification officielle à ce sujet.
« Je vais vous répondre par une autre question. Est-ce que vous avez vérifié votre information ? Parce que si vous avez vérifié votre information, et la meilleure manière de le faire est d’appeler la Cour internationale de justice, ils vous auraient très facilement appris qu’il n’y a absolument aucune saisine de la Cour. La CIJ n’a jamais été saisie d’aucune demande d’introduction d’instance. Ça n’existe pas », a répondu le ministre à la question d’une journaliste.
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Cette déclaration fait suite à des rumeurs qui ont circulé dans les médias et qui affirmaient que le Mali avait intenté une action juridique contre l'Algérie en raison de l’incident survenu en mars 2025. Le ministre a insisté sur le fait que ces informations étaient totalement infondées et que la situation était mal interprétée.
L’incident du drone malien
L’incident en question s’est produit le 31 mars 2025, lorsqu’un drone malien a été abattu par les forces algériennes. Selon les autorités algériennes, l’appareil a pénétré l’espace aérien algérien en survolant une distance de plus d'un kilomètre avant d’être abattu, au sud de l'Algérie. Les autorités algériennes avaient justifié cette action par la violation de leur espace aérien par le drone, affirmant que cet incident n’était pas isolé et qu’il était une répétition d'incidents similaires survenus dans le passé.
Il est important de noter que, dans le cadre de cet événement, l’Algérie a agi en conformité avec ses politiques de défense et de sécurité, lesquelles prévoient une réaction immédiate à toute violation de son espace aérien. À ce jour, aucune victime ni dommages supplémentaires n’ont été signalés à la suite de cet incident.
Les tensions entre l’Algérie et le Mali
Cet incident du drone malien survient dans un contexte de tensions croissantes entre l'Algérie et le Mali, exacerbées par les événements politiques au Mali. Depuis la prise de pouvoir par le colonel Assimi Goïta en août 2020, les relations diplomatiques entre les deux pays ont été marquées par des divergences. La gestion de la crise au Sahel, les relations avec les groupes terroristes et l’implication de puissances étrangères dans la région ont contribué à compliquer les rapports bilatéraux.
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Le Mali, sous la direction du gouvernement de transition dirigé par Assimi Goïta, a pris des décisions controversées sur le plan politique et sécuritaire. De son côté, l'Algérie a toujours plaidé pour une approche diplomatique et une solution locale aux crises du Sahel, tout en maintenant sa politique de défense et de sécurité rigoureuse concernant ses frontières.
En dépit de ces tensions autour du drone détruit, l'Algérie a toujours affirmé sa volonté de maintenir des relations de bon voisinage avec le Mali. Le démenti officiel sur le dépôt de plainte contre l’Algérie semble avoir pour objectif de calmer les spéculations autour de cette affaire.
