Algérie : les réserves de change ont reculé

Les derniers chiffres de la Banque d’Algérie, publiés dans son rapport annuel pour l’exercice 2024, révèlent un léger repli des réserves de change, tout en maintenant une position extérieure globalement solide. Malgré un contexte pétrolier instable, l’économie algérienne conserve une relative résilience sur les plans financier et monétaire.

À la fin de l’année 2024, les réserves de change de l’Algérie s’élevaient à 68,277 milliards de dollars, contre 69,825 milliards un an plus tôt, selon le dernier rapport de la Banque d'Algérie. Ce repli de près de 1,55 milliard de dollars est principalement attribué à deux facteurs : un léger déficit de la balance globale des paiements, et la dépréciation de certaines devises de réserve, notamment l’euro face au dollar américain.

Algérie : balance des paiements sous pression

Malgré cette baisse, la Banque d’Algérie insiste sur le caractère toujours confortable de ce coussin de sécurité, capable de couvrir plus de 15 mois d’importations de biens et services. Un niveau largement supérieur aux standards internationaux, qui situent généralement le seuil optimal entre 3 et 10 mois d’importations.

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Après un excédent de 6,347 milliards de dollars en 2023, la balance globale des paiements affiche en 2024 un déficit de 498 millions de dollars. Cette détérioration est à surveiller, car elle reflète une fragilité persistante de l’économie vis-à-vis des fluctuations des marchés pétroliers mondiaux. La Banque d’Algérie rappelle que les réserves accumulées par le passé avaient permis de stabiliser la consommation entre 2014 et 2021, période marquée par d’importants déficits et une forte érosion des avoirs extérieurs.

Croissance stable et inflation en baisse

Le rapport note également une croissance du PIB réel de 3,6 % en 2024, soutenue par une progression de 4,8 % hors hydrocarbures, contre 4,2 % en 2023. L’inflation a reculé à 4,40 %, après avoir atteint 7,18 % l’année précédente. Ces performances sont renforcées par l’appréciation du dinar algérien vis-à-vis de plusieurs grandes monnaies, ce qui a contribué à limiter l’impact de l’inflation importée.

Enfin, la dette extérieure demeure marginale, représentant seulement 1,08 % du PIB. Ce faible niveau témoigne d’une exposition limitée aux risques de financement extérieur, un point que la Banque d’Algérie met en avant comme un atout majeur de la stratégie économique actuelle. Donc, malgré le recul des réserves, la stabilité macroéconomique reste préservée, dans un environnement international incertain.


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