L'Algérie mise sur les énergies renouvelables et l'hydrogène

Mohamed Arkab, ministre de l'Énergie et des Mines, a détaillé dans une réponse à une question écrite posée par un député, les grands axes de la stratégie énergétique de l'Algérie. Cette réponse met en lumière les mesures adoptées par le gouvernement pour répondre aux besoins internes en énergie, tout en maintenant la compétitivité du pays sur le marché international et en diversifiant ses sources d'énergie à travers les énergies renouvelables et l'hydrogène vert.

Dans sa réponse, Mohamed Arkab a affirmé que la priorité de la politique énergétique de l'Algérie était d'assurer la satisfaction de la demande intérieure en énergie. Selon lui, la demande nationale représente environ 45 % de la production totale de pétrole et de gaz, avec une part particulièrement élevée pour le gaz naturel, qui dépasse les 51 % de la production commerciale.

Dans le cadre de cette stratégie, plusieurs investissements ont été réalisés pour soutenir la demande croissante. Le ministre a notamment mentionné que la capacité de production d'électricité devrait atteindre 26'500 mégawatts d'ici 2025, ce qui permettrait de couvrir pleinement les besoins internes, y compris lors des périodes de forte consommation. Actuellement, l'Algérie a atteint un taux de raccordement à l’électricité de 99 % et un taux de raccordement au gaz de 72 %. En ce qui concerne les produits pétroliers raffinés, l'Algérie ne procède plus à l'importation de benzine et de gazole depuis 2020 grâce à la modernisation de ses raffineries.

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Maintien de la position algérienne sur le marché international

En ce qui concerne la dimension internationale, Mohamed Arkab a précisé que l'Algérie œuvrait pour maintenir sa position de fournisseur fiable de ressources énergétiques sur le marché global. Selon lui, le pays met à profit ses réserves confirmées et ses infrastructures stratégiques pour l'exportation. Le ministre a indiqué que l'Algérie privilégiait les contrats à long terme pour la fourniture de ses ressources énergétiques, ce qui permet de garantir une stabilité des relations commerciales et de se protéger des fluctuations des prix mondiaux.

La politique de l’Algérie en matière de transport d’énergie repose également sur un réseau de gazoducs vers l’Europe, ce qui permet au pays de consolider ses relations commerciales avec ses partenaires internationaux.

Transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène vert

Mohamed Arkab a également abordé la question de la transition énergétique du pays, soulignant l'importance de la diversification du mix énergétique. Le ministre a expliqué que l'Algérie s'engageait activement à développer des sources d'énergie renouvelables, telles que le solaire et l’éolien, et visait à atteindre 30 % d’énergies renouvelables dans sa production d’électricité d'ici 2035.

Dans ce cadre, plusieurs projets dans le domaine des énergies renouvelables sont en cours, notamment un programme national solaire d'une capacité de 15'000 mégawatts. Ce programme inclut la phase initiale, qui prévoit la mise en place de 3200 mégawatts répartis sur 20 sites. Par ailleurs, Arkab a précisé que l'Algérie travaillait sur le développement de l'hydrogène vert, avec le projet de « Mémorandum sur l'hydrogène du Sud » visant à exporter 4 millions de tonnes d'hydrogène par an vers l'Europe.

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Soutien aux investissements

Concernant les investissements dans le secteur, Mohamed Arkab a mis en avant les efforts de l’Algérie pour attirer les investisseurs, tant nationaux qu’étrangers. Le cadre législatif a été amélioré pour offrir des conditions attractives, notamment avec l’adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui favorise une coopération équilibrée entre l’État et les partenaires privés. L'objectif est de garantir une gestion efficace des ressources naturelles du pays tout en assurant un partage équitable des risques et des bénéfices.

Le ministre a également mentionné que l'Algérie cherchait à renforcer les partenariats avec des entreprises internationales leaders dans le secteur de l'énergie, afin de bénéficier de transferts de technologie et de faciliter le financement de projets complexes.


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